Bolivie: des manifestations hostiles au gouvernement commencent à s'étendre

AFP - AIZAR RALDES

En Bolivie, des manifestations qui ont débuté dans l'est du pays, bastion de l'opposition au gouvernement, commencent à s'étendre à tout le territoire. L'opposition s'agglutine derrière l'exigence d'un recensement de la population en 2023, et non en 2024 comme le veut le gouvernement. Alors que Santa Cruz est paralysée depuis maintenant 17 jours, les mécontents menacent le reste du pays.

Avec notre correspondante à La Paz, Alice Campaignolle

Tandis qu'une table ronde a actuellement lieu dans la ville de Trinidad, pour parvenir à fixer une date pour le recensement de la population bolivienne, l'opposition au gouvernement durcit peu à peu ses mesures.

La ville de Santa Cruz, où tout a démarré, est paralysée depuis plus de deux semaines, et dans les villes d'Oruro, de Tarija ou de Cochabamba, ce sont des grèves de la faim ou des rassemblements qui viennent exprimer un ras-le-bol contre le gouvernement voulant organiser le décompte de sa population en 2024.

En principe, ce recensement aurait dû être fait en 2022. Ça n'a pas été le cas, l'opposition exige donc 2023. Le gouvernement rétorque que les conditions matérielles ne sont pas réunies. Mais est-ce vraiment le recensement qui déchaîne toutes ces passions ? Rien n'est moins sûr, selon la journaliste Susana Bejarano.

Le sujet de la date du recensement n'est plus le thème central. Le conflit est devenu une opportunité pour beaucoup : pour ceux qui voudraient renverser le président Arce, ou pour d'autres qui se paient un bain de foule afin de redorer leur blason.

Pendant ce temps, dans le reste du pays, les prix de certains produits augmentent du fait des blocages, et la tension monte, plusieurs épisodes de violence sont à déplorer sur certains barrages.


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