Bokassa : « L'histoire des diamants de Giscard, ce n'est pas grand-chose »

Par Florent Barraco
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Jean-Barthélémy Bokassa chez Thierry Ardisson.
Jean-Barthélémy Bokassa chez Thierry Ardisson.

Il était 23 heures mercredi 2 décembre quand la nouvelle est tombée : l'ancien président de la République Valéry Giscard d'Estaing est mort à l'âge de 94 ans. Président moderne, communicant hors pair, européen convaincu, VGE, cet acronyme qui claquait « so US » comme JFK, aura marqué quatre décennies de la vie politique : du ministre du général de Gaulle (« un bon nom d'emprunt » disait le général de Giscard) au promoteur du traité constitutionnel en 2005. En 2006, Thierry Ardisson consacrait un dîner de son célèbre 93 Faubourg Saint-Honoré ? disponible sur la chaîne INA ArdiTube ? à Guy Bedos. Avec son sens du casting ? ou de la perversion ?, il avait invité le petit-fils de Jean-Bedel Bokassa.

L'affaire des diamants avait empoisonné la campagne de réélection de Giscard et favorisé, dit-on, la victoire de François Mitterrand en 1981. Les humoristes, dont Guy Bedos, s'en étaient donné à c?ur joie : Thierry Le Luron commençant ses imitations de VGE par « Bonsoir mes diams ».

« L'histoire des diamants, ce n'est pas grand-chose. Les chefs d'État se font des cadeaux. En Afrique, on considère qu'il faut offrir ce qu'il y a de plus beau. Et mon grand-père considérait que c'était les diamants. Il a offert ça, explique Jean-Barthélémy Bokassa. Normalement, on le met à l'Élysée, mais Giscard les a mis ailleurs. » Réponse de Bedos : « Personne n'a reproché à Giscard d'avoir accepté les diamants, mais d'avoir menti. C'est le mensonge qui tue. »

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