Boeing échappe à un procès pénal mais va devoir se doter d’un superviseur

Un Boeing 737 MAX - 167 au Salon international de l'aéronautique et de l'espace de Paris-Le Bourget, le 19 juin 2017.   - Credit:NICOLAS MESSYASZ/SIPA
Un Boeing 737 MAX - 167 au Salon international de l'aéronautique et de l'espace de Paris-Le Bourget, le 19 juin 2017. - Credit:NICOLAS MESSYASZ/SIPA

Le ministère américain de la Justice compte proposer à Boeing un nouvel accord de poursuites différées (DPA), mais avec nomination d'un superviseur indépendant, jugeant un procès trop risqué pour la survie de l'avionneur, selon le New York Times.

Le quotidien new-yorkais, faisant référence à des sources proches des discussions, rapporte qu'après un « intense débat interne, de hauts responsables du ministère paraissent avoir conclu que poursuivre Boeing serait trop risqué juridiquement ». Ils « considèrent que la nomination d'un superviseur indépendant est une façon plus rapide et plus efficace de s'assurer » que Boeing améliore ses processus de production et de contrôle de qualité.

Le crash de deux 737 MAX 8

Le ministère avait prévenu mi-mai d'un risque de poursuites pénales contre l'avionneur pour non-respect d'un accord conclu le 7 janvier 2021 après le crash de deux 737 MAX 8, ayant fait 346 morts. Boeing a officiellement contesté ces conclusions mi-juin. Le ministère doit désormais se positionner. Il s'est engagé à faire connaître, au plus tard le 7 juillet, sa décision au juge fédéral du Texas chargé de cette affaire.

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