la Bocca, les nerfs à vit

Libération.fr

Tempête polémique dans un verre d’eau à Cannes. Au théâtre la Licorne de la Bocca, quartier périphérique, se déroule Cannes écrans juniors, compétition annexe organisée par l’association Cannes Cinéma, où sont présentés huit longs métrages pour ados, à partir de 13 ans, et dont le jury est composé de trente collégiens des classes d’atelier ciné de 4e et de 3e du collège Gérard-Philipe, dans le quartier de Ranguin (la Bocca Nord). Aujourd’hui, la compétition est sous le feu d’une polémique infernale. On a frôlé la censure d’un côté, on a vu des scènes choquantes de l’autre… De quoi parle-t-on ? De la désélection d’un film suisse, Mario. Réalisé par Marcel Gisler, Mario suit les amours homosexuelles naissantes de son héros, un joueur de foot professionnel, qui évolue donc dans un milieu pas franchement homophile. Le film, pudique, contient néanmoins quelques scènes de sexe aux intentions limpides mais dont la figuration reste suggérée par le cadrage. Les programmateurs aiment Mario et l’inscrivent dans une liste de présélectionnés. «On avait dix films, on devait encore en enlever deux», résume Gérard Camy, président de Cannes Cinéma. Mais un mail, «le mail de trop», précise que le film est sélectionné et se trouve envoyé au distributeur français. Or, le mail part avant la validation de l’équipe pédagogique - les profs. Lesquels, en visionnant Mario, tiquent sur une scène de masturbation, double ou simple, conjointe ou unipersonnelle, on ne saura pas car on ne voit rien. Les Beaux Gosses de Riad Sattouf qui se branlent dans des chaussettes sont plus explicites. Mais on en devine quand même suffisamment pour émettre des doutes sur la présence du film en compétition. D’autant que Mario, chose courante dans ce genre d’événement, n’a pas encore de visa d’exploitation. Peut-être sera-t-il interdit aux moins de 12 ans ? De 16 ? L’opération de rétropédalage commence. Cannes écrans juniors prévient les distributeurs, Daniel Chabannes et Corentin Sénéchal, d’Epicentre, qui (...) Lire la suite sur Liberation.fr

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