La « bobologie », c’est pour la pharmacie !

Véronique Prié dans sa pharmacie à Lorient.
Véronique Prié dans sa pharmacie à Lorient.

Depuis quelques mois, le client d'une pharmacie peut aussi devenir un patient. C'est en tout cas l'objet d'une expérimentation menée dans une cinquantaine d'officines bretonnes intitulée Osys, pour Organisation dans le système de soins. Cet acronyme désigne aussi le logiciel qui équipe désormais les terminaux de ces pharmacies. Il a été imaginé par l'union régionale des professionnels de santé (URPS) en Bretagne. Il s'agit d'une arborescence qui évolue selon les réponses données par un interlocuteur venu pour un souci de santé. En quinze minutes d'entretien (avec secret professionnel garanti) et en fonction des éléments cochés, Osys évalue si le problème peut être réglé directement sur place ou s'il nécessite un passage chez le médecin ou aux urgences.

Le but de la manœuvre ? Montrer qu'en réalité il existe de nombreuses situations que la pharmacologie peut gérer elle-même. Principalement les petits maux du quotidien, ou la « bobologie », que l'on retrouve trop souvent dans les services d'urgence déjà saturés ou les cabinets médicaux en tension. « On sait qu'un certain nombre de patients, s'ils n'ont pas une consultation médicale assez rapide, vont aux urgences, notamment dans les zones à faible densité médicale ou à forte population saisonnière, comme sur le littoral. Or, les services d'urgence débordent ! L'idée est d'avoir un premier triage par les pharmaciens et de n'envoyer vers les urgences que ceux qui en ont vraiment besoin », résume Cédric Fabre, m [...] Lire la suite

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