Bobigny : soupçons de maltraitance au centre de réadaptation

Victor Tassel

Le père d’un patient du Centre de médecine physique et de réadaptation (CMPR) en « état végétatif chronique » a porté plainte pour « violence sur personne vulnérable ».


Inconscient, Woody est allongé dans son lit, immobile, les poings serrés, la bouche entre-ouverte, l’œil gauche fermé. A 22 ans, il est en « état végétatif chronique ». Sa vie a été fauchée il y a « 41 mois et cinq jours », compte son père Jean-Claude. Il a été traîné, par un train sur 13 m.

Depuis trente-trois mois, il est hospitalisé au Centre de médecine physique et de réadaptation (CMPR) de Bobigny géré par l’association COS. Il serait victime d’actes de maltraitance depuis « environ treize mois », selon son père, ingénieur en informatique, présent chaque après-midi dans la chambre de son fils.


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Bobigny. Du sang a été retrouvé sur les draps après une coupure survenue dans des conditions inexpliquées au niveau de la cuisse gauche du patient. DR

Il a déposé plainte, le 9 août, pour « violence sur personne vulnérable ». La veille, les médecins avaient découvert les draps de Woody tachés de sang à cause d’une coupure à la cuisse. « C’était net, fait au ciseau ou au couteau. Woody ne peut pas bouger. Vu son état, il est incapable de s’infliger cela tout seul. Alors qui d’autre à part le personnel ? », s’interroge Jean-Claude, très ému.

Pas de nouvelles du médecin expert

« Un médecin expert est venu, après la plainte dans l’établissement. Nous n’avons pas de nouvelles », souligne Raphaël Diaz, directeur général de l’association COS. Qui minimise l’incident en évoquant « une égratignure ». « Elle serait due à une protection que le personnel installe dans son lit », clame-t-il.


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Bobigny. Du sang a été retrouvé sur les draps après une coupure survenue dans des conditions inexpliquées au niveau de la cuisse gauche du patient. DR

Mais le père a aussi, photos à l’appui, repéré des plaies ouvertes, griffures, bosses sur les chevilles, les jambes, le ventre ou le front de son fils à de multiples reprises. « (...)

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