BMW annule un contrat de 2 milliards d’euros avec le fabricant de batteries Northvolt

C’est un peu l’effet papillon appliqué aux voitures électriques. La Chine, qui les produit en masse, inonde le marché européen de ses modèles meilleur marché. Les concurrents européens peinent à s’adapter, malgré l’annonce de nouvelles taxes à l’importation. En bout de chaîne, le pionnier européen des batteries électriques Northvolt fait les frais de ce nouvel épisode de la guerre commerciale sino-européenne.

BMW a confirmé jeudi 20 juin les informations du magazine spécialisé allemand Manager Magazin faisant état de l’annulation d’un contrat d’une valeur de 2 milliards d’euros passé avec l’industriel suédois. “Le plus grand et le plus prometteur des fabricants de batteries du continent accuse des retards de production”, explique Bloomberg. Le constructeur automobile allemand a “annulé une commande de 2 milliards d’euros en invoquant des problèmes de qualité”, poursuit le média économique américain.

Une seule usine en service

La commande avait été passée “en juillet 2020 et prévoyait une livraison à partir de cette année”, relate Electrive. Mais face au retard accumulé, BMW a fini par “perdre patience”. Si la raison avancée est celle de la qualité des premières batteries livrées, la vraie raison, selon le média allemand spécialisé dans la voiture électrique, est que “Northvolt n’a pour l’instant qu’une seule usine en service en Suède (et ce depuis 2022), toutes les autres sont encore en projet”.

C’est notamment le cas d’une méga-usine en construction à Heide, dans le Schleswig-Holstein, dans le nord de l’Allemagne, dont la première pierre a été posée en grande pompe le 25 mars, grâce aux généreux apports de 902 millions d’euros de Berlin et des Länder allemands.

Lundi 17 juin, Peter Carlsson, le patron et cofondateur de Northvolt, a appelé la municipalité de Borlänge, dans le centre de la Suède, pour lui annoncer que finalement elle ne s’implanterait pas dans cette commune de 40 000 habitants. “Il nous a dit qu’il avait de mauvaises nouvelles, que le conseil d’administration avait décidé de tout laisser tomber”, a raconté à Dagens Nyheter son maire, Erik Nises, “très critique” à l’égard de la manière dont l’entreprise a géré l’affaire.

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