Blois: des policiers ouvrent le feu sur un homme qui les menaçait d'un couteau

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Des policiers ont tiré sur un homme qui les menaçait avec un couteau. Celui-ci n'a pas formulé de revendications politiques ou religieuses.

Des policiers ont ouvert le feu jeudi soir à Blois sur un homme armé d'un couteau qui les menaçait, a-t-on appris vendredi auprès du procureur de la République.

"En l'état des investigations menées, l'usage de l'arme de service par un policier est analysé comme entrant dans un cas de légitime défense à une attaque par un homme armé", a indiqué le procureur de la République de Blois Frédéric Chevallier.

"Une enquête criminelle pour tentative de meurtre sur les policiers" a été confiée à la police judiciaire de Tours a-t-il précisé.

Cet homme déambulait jeudi vers 22h dans les rue de Blois vêtu d'un "t-shirt noir et d'un boxer", "pieds nus" et "ensanglanté du thorax à la taille et armé d'un couteau. Alors que l'individu se trouvait à l'entrée d'une résidence pour séniors, les policiers lui ont demandé de lâcher son arme, mais il s'est alors dirigé vers eux, menaçant. "Il était alors fait usage, une première fois, par un policier, d'un tazzer sans effet", puis de plusieurs tirs de LBD également sans effet.

Des angoisses "aux origines indéterminées"

"Au contraire l'individu s'avançait vers les policiers", a souligné le procureur ajoutant, "à ce moment, un policier faisait usage de son arme de service, un Sig Sauer 9 mm, à quatre reprises". Atteint d'un tir au thorax, l'homme n'a pu être maitrisé qu'après un ultime tir de LBD.

Admis au centre hospitalier de Blois, l'homme de 26 ans dont le pronostic vital était engagé a été opéré. Vendredi soir son état était stabilisé. "Aucune parole n'a été prononcée par l'homme qui auraient pu être en lien avec des revendications politiques ou religieuses", a encore indiqué Frédéric Chevallier.

Selon les premiers éléments de l'enquête, ce jeune Marocain, inconnu des services de police et de justice, résidait en France depuis septembre 2021 et bénéficie d'un visa étudiant. Depuis plusieurs jours il "connaissait des angoisses, aux origines indéterminées", a signalé le magistrat.

Article original publié sur BFMTV.com

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