Une Montréalaise s’attaque à Google… et gagne

Disons le d’emblée, s’attaquer au géant Google n’est pas une mince affaire. Pour un individu, c’est le combat d’un tout petit David contre un incommensurable Goliath. Pourtant, une Montréalaise a vaincu le géant et lui a extirpé… 2250$.

Elle n’y allait pas pour l’argent, mais pour l’honneur.

Son souci? Google Street View, dont les voitures sillonnent les campagnes et les villes de la planète pour son service Google maps. Un service que nous utilisons tous, à l’occasion. Mais voilà, les voitures de Google Street View ne se limitent pas à photographier les artères et commerces… elles croquent tout ce qui se trouve sur leur chemin.

Et notamment cette jeune dame qui n’avait pas demandé à s’y trouver. Elle était simplement assise dans l’escalier de sa demeure et, loin d’être nue, montrait sans doute plus de poitrine qu’elle ne l’aurait voulu à ce moment. De toute façon, personne n’allait la prendre en photo n’est-ce pas?

Erreur.

Est-ce grave? Sans doute pas… sauf si vous travaillez - par exemple - dans une institution bancaire et que vos collègues vous ridiculisent. Oubliez la banque, se faire ridiculiser pour quelque chose d’aussi anodin est stupide.

C’est malheureusement, exactement ce qui est arrivé.

«Les railleries ont été telles qu’elle s’est résignée à quitter son emploi. Ça a amplement suffi au juge Alain Breault pour condamner Google à dédommager la citoyenne du nord de Montréal», peut-on lire dans un article du Journal de Montréal.

C’est le 8 mai 2009 que le cliché fut pris. Cinq mois plus tard, la photo était en ligne. Deux ans plus tard, la maison était brouillée sur Google View mais le mal était fait.

En 2011, Google View était mis à l’amende en France pour avoir collecté des données de manière illégale.

Cette dame n’est pas la seule «victime» des caméras de Google Street View… comme vous pourrez le constater en suivant ce lien.


Sources : Le Journal de Montréal




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