GoodnessTV : Le site des nouvelles positives

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Les nouvelles ne sont pas très joyeuses, ces jours-ci… L’ont-elles déjà été? C’est en réponse à la morosité que l’acteur dans feu Watatatow et créateur du site de bonnes nouvelles GoodnessTV, Laurent Imbault, lance la Minute positive. En 60 secondes, les gens sont inspirés à poser un geste concret pour changer le monde. Entretien avec un rêveur acharné.

D’où vous est venue l’idée de GoodnessTV ?

Tout a commencé avec une simple conversation que j’ai eue avec ma mère, assez âgée à l’époque. Vivant en résidence, son seul contact avec le monde extérieur était la télévision, et elle me disait que le monde était déprimé, qu’il n’y avait plus grand espoir… Or, la vision présentée par les médias traditionnels, bien que réelle, est déformée, incomplète. Je me suis mis à en discuter avec ma conjointe: Pourquoi n’existe-t-il pas un médium où on peut se ressourcer, croire en l’avenir ? En écoutant les nouvelles, on se dit que la race humaine ne s’en sortira pas. Or, il y a beaucoup de gens qui souhaitent, toutes nationalités et religions confondues, vivre une vie d’espoir et de paix. À toute nouvelle tragique, il y a un côté positif. Si on prend le simple exemple de l’Ébola, il est inspirant de voir ces centaines de personnes qui lâchent vie et famille pour aller s’investir pour l’humanité. On veut offrir cette vision du monde, devenir le CNN de la bonne nouvelle.

Comment se battre contre la lassitude ?

On entend que 350 enfants ont été tués par Boko Haram et ça ne nous touche pas. Mais si un seul de leurs enfants mourrait, la plupart des parents ne s’en remettraient pas. C’est ce qu’on appelle la Méta-information : ce sont de trop grosses nouvelles. Nous ce qu’on veut faire, c’est reconnecter les gens avec des petits gestes de tous les jours. Je ne peux rien faire en Syrie ou au Nigéria, mais peut-être que je peux appeler un membre de ma famille duquel je n’ai pas pris de nouvelles depuis longtemps?

Concrètement, qu’est-ce que GoodnessTV a pu réaliser ?

Goodness TV a pu créer des liens entre des organismes. Par exemple, nous avons mis en contact un organisme Bolivien et un autre Indien qui travaillaient tous les deux dans les mêmes conditions, soit à 12 000 pieds d’altitude. Ils développaient chacun de leur coté des technologies notamment basées sur l’énergie solaire. Le réseautage est un élément fondamental. Dans un autre cas, une capsule sur les manchots en danger en Australie a inspiré des écoliers Montréalais à tricoter des chandails pour ces oiseaux menacés par le pétrole. Suite à ce projet, ils ont tricoté des chandails pour les malades en phase terminale de cancer.

Parlons argent : comment ça fonctionne ?

Je dis à la blague que je suis un philanthrope pauvre! GoodnessTV ne fait pas de pas de collecte de fonds, n’affiche pas de publicités, et tous les services sont gratuits. Par le biais de notre petite maison de production, on arrive à amener un peu d’eau au moulin. Nous avons deux employés, bénéficiant d’un programme d’emploi-Québec. Nous comptons surtout sur l’aide de rêveurs chevronnés, des bénévoles et des stagiaires. Il y aussi notre fournisseur de service internet, Globalia, qui nous offre ses services quasi-gratuitement. Bref, on n’investit pas dans une plateforme comme GoodnessTV : on rêve.

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Goodness TV existe depuis 2009. À ce jour, près de 8000 vidéos de nouvelles positives partagées par quelque 600 organismes sont hébergées sur la plateforme. Tous les jours, quelque 250 internautes visitent notre site, dans plus de 140 pays.

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