Le casino mohawk : la Caisse de dépôt va-t-elle y investir?

Combien a coûté la tolérance des autorités envers la criminalité mohawk depuis 20 ans? Des centaines de millions? Des milliards? On ne le saura jamais. Kanesatake et Kahnawake sont les deux principaux foyers de criminalité au Québec. On y fabrique des cigarettes illégales. On les vend sur place. Un réseau de distribution clandestin couvre l'est du Canada. On y entrepose des biens volés. On y cultive de la mari. On s'y adonne au trafic d'armes et au trafic de stupéfiants. Le serveur mondial le plus important pour les jeux de hasard en ligne illégaux est logé à Kahnawake. J'oubliais. Il y a aussi un bingo et des salles de Poker illégales, fréquentées par des personnalités bien en vue du monde du spectacle québécois. Tout cela sous la protection des peacekeepers dont la GRC et la SQ nous vantent régulièrement les mérites.

Avec la collaboration des libéraux, la pègre à plumes va bientôt pouvoir compter sur un casino tout neuf. Le gouvernement du Québec s'est empressé de donner aux Mohawks les terrains idéaux pour le construire, le long de l'autoroute 30. Tout ce qui manque c'est qu'on leur construise une sortie spéciale pour accéder au Casino et qu'Investissement Québec et la Caisse de dépôt y mettent de l'argent. Vu son emplacement stratégique, il va être extrêmement rentable. On parle de 150 millions de dollars par année. Pas de taxes, pas d'impôts à payer. Ni sur le jeu, ni sur les cigarettes, ni sur les autres activités illicites engendrées par la maison de Jeux. Il ne manquait que la prostitution dans la panoplie des activités criminelles des Mohawks. Ça s'en vient.

Le nouveau casino Mohawk, à l'abri de la fiscalité, va faire une concurrence déloyale au casino de Montréal, aux restaurants de la Rive-Sud. Il va encourager le jeu pathologique et introduire de nouvelles possibilités pour blanchir l'argent du crime organisé.

Les paris sont ouverts, excusez l'expression, sur l'impact négatif qu'un tel casino va avoir sur les revenus du casino de Montréal. Une baisse de 20 % ou de 25 %? Deux fois, les habitants de la réserve ont rejeté l'idée d'ouvrir un Casino. Je suis sûr qu'avant de tenir un troisième référendum, les puissants groupes occultes qui gèrent les activités criminelles sur la réserve se sont assurés d'un résultat favorable. À surveiller le 28 avril prochain.

La députée de la CAC, Sylvie Roy, a révélé que Charest avait confié à trois amis et proches conseillers de s'occuper du transfert aux Mohawks du terrain destiné au casino. Ensemble, John Parisella, Dan Gagnier et Rémi Bujold ont empoché environ un million de dollars en contrats de gré à gré pour leurs démarches qui donnent aux Mohawks un terrain qui appartenait au ministère des Transports du Québec.

En confirmant, en anglais, la bonne nouvelle, le chef Joe Delaronde a souligné que les Mohawks ne se considèrent ni Canadiens ni Québécois. Lui et sa tribu se gardent bien cependant de refuser les 44 millions $ que Québec et Ottawa leur donnent chaque année et qui constituent 96 % du budget de Kahnawake.

Grand seigneur, le chef Delaronde offre même des jobs aux indigènes québécois des environs. Peu de membres de la tribu parlent français. On le sait, l'anglo-américain est la langue nationale des Mohawks et il n'est pas question qu'ils s'abaissent à parler le français dialectal qui pollue les alentours de Kahnawake. Les joueurs québécois vont avoir le privilège extraordinaire de perdre leur fric dans leur langue. Comment affirmer après ça que les Mohawks ne sont pas conciliants?
Le jeu sur la réserve n'est soumis à aucune réglementation sérieuse. La soi-disant « Gaming Commission » est une farce. J'espère que les jeux du casino vont être moins truqués que les jeux en ligne de Kahnawake. De toute façon, les Québécois n'y verront que de la fumée. Bons cons, ils vont s'y rendre en grand nombre pour flamber stupidement leur argent. Mieux, ils vont remercier Jean Charest et ses amis de leur en avoir donné l'occasion.

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