La secte juive Lev Tahor: bienvenue aux mystiques misogynes délirants

·Chroniqueur national et international

Un groupe d’illuminés fanatiques de Sainte-Agathe a décidé de déménager en Ontario. On serait tenté de crier «Bon débarras!», d’espérer que d’autres, du même acabit, leur emboîtent le pas et de passer à autre chose. Mais il y a la vie, la santé et la sécurité d’une centaine d’enfants et de dizaines de femmes qui sont en jeu à cause de la léthargie scandaleuse de notre justice et de nos services sociaux et de nos politiciens.

L’affaire commence en Israël dans les années 80 alors que Shlomo Helbrans s’autoproclame «rabbin de Riminov» (???)  et crée la secte Lev Tahor. Il réunit autour de lui des faibles d’esprits et d’autres individus pathétiques. Helbrans et ses crétins sont surnommés «Talibans juifs» avec dérision et mépris par les Israéliens. Leurs femmes (même les fillettes) sont en effet contraintes de porter des burqas noires. Ils leur interdisent d’aller à l’école: c’est une perte de temps puisqu’elles doivent consacrer leur vie aux tâches ménagères et être des machines à fabriquer des bébés. Elles en ont souvent sept ou huit.

Le Times of Israel cite le livre rituel de Lev Tahor qui décrit les femmes comme des êtres dégoûtants qui méritent de ne recevoir qu'une alimentation de subsistance. Seuls les hommes ont droit de s’alimenter normalement. Les femmes et les enfants sont soumis à un régime de pâtes, d’œufs de poule et le lait de chèvre. Il leur est interdit de manger des fruits et des légumes. Quand elles ne sont pas astreintes à des tâches domestiques, les femmes doivent se consacrer à la prière et aux autres besoins des hommes. Un mari peut battre sa femme pour avoir désobéi aux enseignements du rabbin Helbrans.

En 1990, Helbrans s'enfuit d’Israël aux États-Unis avec ses disciples après que les autorités eurent ouvert une enquête sur les pratiques de la secte. Il y sera condamné à dix ans de prison pour avoir enlevé un garçon de 13 ans. Libéré après deux ans, lui est les décervelés qui le suivent, viennent s’établir au Québec, connu pour la générosité de ses programmes sociaux. Depuis, ils vivaient ici essentiellement aux dépens de l’État. Surtout des allocations familiales.

Le rabbin Helbrans est parvenu à convaincre un juge de lui accorder le statut de réfugié politique en alléguant qu'il serait persécuté si on le renvoyait en Israël. Des Israéliens en colère ont manifesté devant l'ambassade du Canada à Tel-Aviv en octobre dernier. Ils protestaient contre notre indulgence criminelle à l’endroit d’Helbrans et dénonçaient notre peu d’empressement à assurer la protection des femmes et des enfants qu’il maltraite.  

Pourtant, selon le Times of Israel,  le Centre israélien pour les victimes de sectes nous transmet depuis des années des signalements et des témoignages accablants au sujet de cas de maltraitance et de négligence. Des bébés sont enlevés à leurs parents et confié à d’autres familles pour assurer leur endoctrinent dans les préceptes de la secte. À 14 ans, les filles sont données à des hommes qui ont parfois plus de deux fois leur âge.

Le conseil de statut de la femme du Québec aime mieux regarder dans l’autre direction. Comme nos féministes de choc, nos intellectuels larmoyants, en bons «omniculturalistes», restent cois. Pas de pétitions, pas de manifs, pas de protestations. S’il s’était agi d’une secte chrétienne, l’intervention aurait été rapide et énergique, Mais quand cela implique des musulmans ou des juifs, la gauche bien-pensante est dans ses petits souliers.   

La journaliste Hannah Katsman du Times of Israel a pu consulter les dépositions de Nathan Helbrans, le fils adulte, du rabbin-prophète. Il affirme qu’en janvier 2012 ce dernier l’a fait battre par des disciples et lui a enlevé ses quatre enfants parce qu’il a commis une transgression épouvantable: il a fait écouter une casette de musique classique à un de ses fils qui avait du mal à s’endormir.

Grièvement blessé, Nathan a été alité pendant 4 mois. Il s’est enfui de Sainte-Agathe en Israël en juin 2012 après que son père eut menacé de le tuer.  Il est revenu ensuite à Montréal pour alerter les autorités qui n’ont pas donné de suites à l’affaire.  

Qu’a fait la SQ depuis juin 2012? Et que va faire la police ontarienne maintenant que cette bande de cinglés est en Ontario? Cette province est le paradis du multiculturalisme pur et dur: rappelez-vous qu’on a sérieusement envisagé d’y créer des tribunaux islamiques de droit familial pour appliquer la charia contre les femmes.

Il faudrait d’urgence enlever aux Lev Tahor tous leurs enfants et soumettre leurs femmes à une déprogrammation intensive. Cela ne se fera pas. On est ici au pays de la Charte-à-Trudeau. On attend qu’un drame épouvantable se produise pour agir.

Helbrans et le Lev Tahor  me font penser à Jim Jones et à sa secte du Temple du Peuple. En novembre 1978 à Jamestown en Guyane ses 900 membres se sont donnés collectivement la mort sur l’ordre de Jones en triquant un punch au cyanure de potassium, manifestation ultime de la liberté de religion et de l’imbécillité humaine.

Dans le cas des Lev Tahor, depuis plus de15 ans, nous cautionnons l’intolérable.  Merci à nos lois scélérates sur l’immigration et le statut de réfugiés. Merci au parti libéral. Merci à Trudeau. Merci à vous tous qui avez voté pour le père et qui trépignez d’impatience de voter pour le fils.  

Le Canada est en train de devenir la terre refuge de tous les extrémismes religieux. Les intégristes de tous poils peuvent s’adonner ici à leurs divagations, sans crainte d’être inquiétés par les autorités.

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