Allez, encore un effort pour détruire l'économie et la réputation de Montréal

·Chroniqueur national et international

Depuis quatre jours, les représentants étudiants ont fait semblant de négocier. Le gouvernement Charest, pour se sortir du trou, était prêt à baisser ses culottes. Il a proposé une série de concessions humiliantes, mais le tout a été accueilli par une fin de non-recevoir.

La bonification proposée des bourses fait en sorte que les étudiants provenant de famille avec un revenu de 51 000 $ auraient l'équivalent de la gratuité scolaire. Même ceux dont les parents gagnent 72 000 $ pourraient avoir des bourses. Des prêts auraient été disponibles pour des revenus familiaux allant jusqu’à 120 000 $.

Par leur obstination insensée à défendre les intérêts des plus riches, les fédérations étudiantes ont décidé d’envenimer la grave crise sociale actuelle. Ces irresponsables et ceux qui les soutiennent vont non seulement chambarder l’enseignement supérieur dans toutes les institutions francophones du Québec pendant des mois sinon des années, mais ils vont également causer des dommages immédiats et à long terme à l’économie de Montréal et du Québec. On dirait que l’art de se tirer dans les pieds est plus développé au Québec qu’ailleurs.

Les négociateurs étudiants exigeaient le retrait pur et simple des hausses de frais de scolarité. C’était non-négociable. Avec, en cas de refus, menaces en catimini. «On va l’organiser, nous, la Formule Un!»

Cela s’appelle du terrrorisme. Vous pensez que j’exagère? Le terrorisme est l’usage ou la menace d’usage de la violence par des organisations dans le but de semer la peur chez les citoyens afin qu’ils fassent pression sur le gouvernement pour qu’il cède à leurs demandes. C’est ce que nous avons vécu durant la crise d’Oka avec les Mohawks et c’est ce que nous vivons actuellement, dans un autre registre, avec la crise étudiante.

Nos jeunes terroristes-bourgeois sont en train de détruire l’image, la réputation et l’économie du Québec pour arriver à leur objectif de protéger le pouvoir d’achat de la bourgeoisie nationale au détriment des pauvres.

Vous avez vu les récentes analyses d’Influence Communication sur l’image que projette actuellement le Québec dans le monde ? La crise étudiante québécoise a été traitée dans plus de 3 000 articles dans 77 pays. Au cours des dernières semaines, 39 % de ce qui se dit et s’écrit dans le monde sur Montréal comporte 3 expressions dominantes: arrestations massives, émeutes et violence.

Influence note que les médias internationaux traitent des événements montréalais aux côtés de ceux de la Syrie et de l’Égypte sans mentionner que personne au Québec n’est mort ou n’a été séquestré. C’est la nouvelle d’origine québécoise la plus médiatisée depuis 2001.

On est rendu au point où, peu importe le dénouement, quelque soit le compromis auquel on arrivera, ce conflit absurde va causer d’importants dommages à notre image et à notre réputation sur la scène internationale. Il a déjà causé des millions de dollars de pertes à l’économie de Montréal et du Québec. Les dégâts provoqués par les casseurs, bien sûr, mais aussi le manque à gagner des commerces et des restaurants du centre-ville. Des milliers de travailleurs à faible revenus, dont les taxes paient les études universitaires des enfants de riches, en souffrent.

Soulignons que la communauté artistique, qui a donné son soutien empressé au charivari étudiant, va être parmi les premières victimes du ressac économique qui va frapper les festivals montréalais. On se dirige vers un été catastrophique du point de vue touristique avec des pertes d’emplois et des pertes de revenues dans les centaines de millions de dollars.

Que Montréal deviennent cet été un désert culturel importe peu à l’engeance solidaro-anarcho-estudiantine qui va danser dans les rues aux sons des casseroles.

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