• À chaque fois, la question revient comme un boomerang. Les otages, on ne parle que d’eux ! Les comités de soutien, c’est pareil. Il y a d’autres gens qui souffrent, sans compter que plus vous en parlez, vous les médias, plus le prix monte ! Éléments de réponse.

    En parler ou pas ? Se taire et y penser tout le temps, ou dire et faire pression. La question se pose à chaque fois. Il y a tout eu : le silence radio, l'égrenage des jours à l’antenne des JT pour les otages du Liban, les comités de soutien, les banderoles de Reporter Sans Frontière, le silence digne des familles d’expatriés comme les Moulin-Fournier enlevés au Nigeria, ou les coups de gueule désespérés dans les médias de la fille de Serge Lazarevic pour dire que l’État s’en moque. Tous se sont demandés "comment faire sortir celui que j’aime de ce cauchemar". Tous ont connu, jusqu’au jour de la libération, des moments d’abattement en se disant "à quoi bon, les ravisseurs s’en foutent de nous". Chaque cas est différent. Mais

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  • Tendance : pour ou contre le retour du vinyle ?

    vive la ronde des rondellesSamedi 19 avril dernier s'est déroulé dans toute la France le Disquaire Day, la fête des disquaires, avec la participation de plus de 230 boutiques indépendantes. L'occasion de constater, malgré la sempiternelle crise du disque, un retour fracassant du vinyle.

    Les chiffres le proclament : la galette noire microsillonnée, celle qui se raye un peu mais qui sonne si bien, l'objet rondelet emmitouflé dans sa pochette grand format, bref, le bon vieux disque vinyle semble faire un retour en force sur le marché. Oh, rien que de très modeste, pas un véritable raz-de-marée, juste une tendance, intéressante à plus d'un titre, aussi bien économique que sociologique.

    Selon Nielsen SoundScan, une société américaine qui suit les ventes de produits musicaux, le marché du vinyle a progressé de 32% en 2013 aux Etats Unis. En France, on en a vendu 329 000 en 2012, contre seulement 15 000 en 2007. Une augmentation que les observateurs expliquent surtout par le ras le bol d'un certain public adulte

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  • Découvrez l'autre actualité de la semaine avec douze photos étonnantes. Faites-nous part de vos impressions dans les commentaires.

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  • En fauteuil roulant, le président algérien a fini par apparaitre en public, accompagné de son petit-fils. Il est allé voter, pour lui, comme le feront beaucoup d’Algériens qui voteront pas pour Boutef, mais qui voteront pour ne pas avoir autre chose que Boutef. Pas parce qu’ils tiennent à lui. Mais parce que l’inconnu n’est plus gérable. Quitte à enterrer les rêves de sa jeunesse.

    Depuis les années 90, l’irruption du FIS (Front islamique du salut) sur la scène politique, sa victoire aux élections législatives et les années de sang de répression et de guerre civile qui ont suivi, tout a changé. Pour deux générations d’Algériens, l’inconnu n’est pas synonyme d’avenir ou d’espoir, il est synonyme de peur et d’angoisse. Tout plutôt que de prendre le risque de revivre ce cauchemar. Alors oui, plutôt Boutef qu’autre chose. Sur Internet, on s’est amusé à le chercher façon Stromaé.


    De fait, Bouteflika a permis à l’Algérie de retrouver un pouvoir tenu par les civils et non plus par les

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  • Les robots sont-ils le futur de la musique ?

    78 doigts pour combien de cordes ?Un guitariste avec 78 doigts et un batteur avec 21 baguettes… Les Z-Machines donnent des concerts et viennent même de publier un disque. Un groupe de rock pas tout à fait comme les autres puisqu'il est constitué de trois robots. Les musiciens du futur ?

    Ils se prénomment Mach, Ashura et Cosmo, respectivement guitariste, batteur et claviériste. Quand ils jouent du rock, ils dodelinent de la tête comme de véritables headbangers et bougent sur scène comme n'importe quel combo de métal. Sauf que ce ne sont que des tas de ferrailles bardés de capteurs électroniques. Z-Machines, le trio de robots rockers, a été conçu il y a déjà trois ans par une société japonaise et s'est produit à plusieurs reprises sur scène, notamment en accompagnant un duo de chanteuses adolescentes intitulé Amoyamo, stars locales de la J pop. Rigolo certes, spectaculaire même, mais musicalement inepte. Jusqu'à ce qu'un artiste électro, Squarepusher, compose des morceaux spécialement pour les trois humanoïdes. Le

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  • On l’avait vu au revers de la boutonnière de certains manifestants pro-russes en Crimée. Puis décliné en drapeau dans les manifestations. Le voilà sur les uniformes des commandos qui contrôlent les villes de l’est de l’Ukraine. Un signe de ralliement.

    Orange et noir. Couleur de feu et de cendre. En Russie, ce ruban ressort chaque année lors de commémorations de la Seconde Guerre mondiale et les parades sur la Place rouge, mais aussi dans toutes les villes de Biélorussie ou d’Ukraine. La guerre contre l’Allemagne nazie est encore bien présente dans les mémoires. 20 millions de Soviétiques y ont laissé la vie. Pas une famille qui n’ait son héros. Sans parler des tragédies humaines individuelles, ces vies broyées dans un conflit sans merci entre Staline et Hitler que raconte magnifiquement Slvetana Alexeivicth. Une guerre contre le fascisme devenue ciment de l’URSS post 1945.

                                                 Maïdan est vu comme le retour des fascistes

    Le fascisme justement, les

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  • 25 mai. La date est dans toutes les têtes. Celle de l’élection présidentielle en Ukraine, censée mettre un terme à l’instabilité institutionnelle du pays. Les candidats se multiplient. Moscou continue de tenir la dragée haute à Obama qui fait tout pour mettre un terme à cette crise dans laquelle il ne maitrise plus rien. Et si à la fin Poutine gagnait sur toute la ligne ? Et si le prochain président légitimement élu en Ukraine était pro-russe ? C’est le scénario cauchemar pour l’occident, façon "L’empire contre-attaque".

    La commission électorale a clôt les candidatures. Ils sont officiellement 46 à vouloir devenir président de la république ukrainienne. Ça fait du monde. Le désordre institutionnel attise toujours les ambitions des incompétents, les lubies des farfelus et les projets des intrigants. La commission avait donc vu arriver Dark Vador, bien connu des manifestants du Maïdan. Affublé du casque et de l’épée du personnage de la "Guerre des Etoiles", il avait présenté sa

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  • C’est un chiffre qui résume à lui seul la politique étrangère de Barack Obama. Zéro mort. Zero kill. Aucun soldat américain n’a été tué en mars 2014. Les choses ne resteront pas en l’état évidemment, mais pour la Maison blanche c’est un symbole, jamais vu depuis 11 ans ! "No more footstep". Pas d’empreinte sur le terrain. C’était le credo de Barack Obama. La présence américaine dans le monde doit cesser de passer par l’envoi de soldats. Il faut influencer plutôt que diriger. "US army go home". On rentre à la maison.

    Ça a commencé avec l’Irak. Sortir de ce bourbier dont l’histoire ne retiendra rien sinon l’aveuglement d’une équipe de néoconservateurs autour de George Bush Jr., aveuglée par leurs valeurs chrétiennes et leur appât du gain pétrolier. Chaque mois, le nombre de morts augmentait. L’aéroport militaire restait fermé aux caméras pour éviter de choquer l’opinion. 500 morts en Irak en 2003 ; 850 en 2004 ; 850 en 2005 ; 800 en 2006 ; et le pic de 2007 : 900 morts. Sans parler des

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  • Clip de Bouteflika : après tout, on fait pareil chez nous…

    Un clip polémique...Une vidéo à la gloire du président candidat Abdelaziz Bouteflika, rassemblant une soixante d'artistes, a créé récemment la polémique en Algérie. Retour sur les évènements et comparaison avec les coutumes françaises.

    La controverse est désormais connue. Le clip intitulé "Notre serment pour l'Algérie", présenté comme un "We Are The World" à l'algérienne, n'était en fait qu'une opération de campagne pour la réélection du président Bouteflika. Ce dernier, âgé de 74 ans et victime d'un AVC l'an dernier, brigue en effet un quatrième mandat à la tête de l'Etat algérien, à la faveur d'élections qui auront lieu le 17 avril. La vidéo a rassemblé une soixantaine de "people" locaux, dont Khaled, mais aussi le comédien Smaïn ou la chanteuse Kenza Farah, tous deux franco-algériens. Tous réunis autour d'une chanson dont les paroles, en arabe, ne laissent planer aucun doute : "Laissez-moi être heureux. Laissez-moi être fier de mon président qui a prêté serment à l’Algérie et qui a tenu la promesse de

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