Blocage des routes : que risquent vraiment les «gilets jaunes» ?

Robin Korda (@robinkorda)
Des « gilets jaunes » ont protesté contre la hausse du prix du carburant vendredi à Albert, dans la Somme. Les policiers sont intervenus

Le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, a prévenu que les forces de l’ordre ne laisseraient « aucun blocage total » se former.


Sur les réseaux sociaux, des centaines d’événements fédèrent les automobilistes mécontents. Mais combien de « gilets jaunes » passeront à l’action, samedi, pour protester contre la hausse des taxes sur les carburants, et plus largement contre le coût de la vie ? Si le gouvernement est dans l’incapacité de le prévoir, le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, a prévenu ce mardi matin que les forces de l’ordre ne laisseraient « aucun blocage total » se former.

Dans leurs déclarations d’intention, les automobilistes en colère prévoient pourtant bien de manifester et aussi, la plupart du temps, de bloquer les routes, particulièrement autour des grands lieux de consommation. Un mode d’action illégal qui n’est pas sans risque pour les éventuels participants. Le Parisien fait le point sur ce qui pourrait les attendre en cas d’infraction.

Ce qu’assurent les autorités

Comme son secrétaire d’Etat Laurent Nuñez avant lui, le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, s’est montré ferme sur ce sujet, mardi. « Partout où il y aura un blocage, et donc un risque pour les interventions de sécurité et aussi la libre circulation, nous interviendrons », a-t-il appuyé sur BFM TV, n’excluant pas de « faire dégager la route » si « nécessaire ».

Reste la possibilité, pour les mécontents, de participer à une manifestation, déclarée en préfecture et encadrée. « J’appelle ceux qui nous écoutent à déclarer » tout projet de manifestation, a d’ailleurs souligné le ministre, affirmant que « là, très peu l’ont déclaré ».

Les demandes adressées aux préfectures ne sont pas centralisées. Mais les préfectures que nous avons contactées nous ont confirmé en avoir très peu reçues pour le moment. Elles déclarent d’ailleurs attendre quelques jours et l’éventuelle réception de dernières demandes avant de délibérer sur le dispositif policier à déployer le jour J.

Ce que (...)

Lire la suite sur LeParisien.fr

«Certaines niches fiscales datent des années 1970 ou 1980»
Les députés font le ménage dans les niches fiscales
Gilets jaunes : la carte des 700 rassemblements prévus le 17 novembre
L’Espagne veut interdire la vente de véhicules essence et diesel dès 2040
Suppression des cotisations : calculez votre gain de pouvoir d’achat avec notre simulateur