Blocage des ports ukrainiens : les négociations avancent doucement

Dessin de Ramsés, Cuba.

Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a annoncé, le 2 juin, des avancées dans les négociations sur le déblocage de l’exportation du blé ukrainien ainsi que sur la levée des obstacles à l’accès aux ressources alimentaires et aux engrais russes sur les marchés mondiaux.

Comme le rapporte le quotidien économique russe Kommersant, le secrétaire général adjoint de l’ONU chargé des questions humanitaires, Martin Griffiths, et la secrétaire générale de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced), Rebeca Grynspan, planchent sur un accord global incluant “l’exportation sécurisée des céréales ukrainiennes par la mer et l’accès aux produits et aux engrais russes sur les marchés mondiaux, particulièrement pour les pays en voie de développement”.

Kiev affirme que c’est “le blocage des ports ukrainiens de la mer Noire et la prise de contrôle du littoral de la mer d’Azov par la Russie qui empêchent l’Ukraine d’exporter 22 millions de tonnes de céréales”, rappelle le titre. Moscou rejette ces accusations et souligne que les militaires russes tentent régulièrement d’ouvrir des “couloirs humanitaires” pour laisser sortir les cargos.

Selon le ministère de la Défense russe, 70 navires de 16 pays sont actuellement à quai dans les ports de Kherson, Nikolaev, Tchernomorsk, Otchakov, Odessa et Ioujny. “Les risques de tirs des forces ukrainiennes et la présence d’une grande quantité de mines dans les eaux environnantes ne permettent pas aux navires de sortir de façon sécurisée en haute mer”, affirme l’instance russe.

Première étape des négociations, Sergueï Lavrov, le ministre des Affaires étrangères russe, s’est rendu mercredi 8 juin à Ankara, qui maintient des relations diplomatiques aussi bien avec Kiev qu’avec Moscou. “L’Ukraine ne veut pas voir de navires russes dans le port d’Odessa, tandis que la Russie refuse l’arrivée dans ce port de navires étrangers susceptibles d’apporter des armes à l’Ukraine. Il faut donc s’accorder sur une résolution qui octroie des garanties aux deux parties”, a expliqué le ministre des Affaires étrangères turc, Mevlüt Cavusoglu.

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