Le "blob", mystérieux nouveau pensionnaire du zoo de Paris

Ce n'est ni un animal, ni une plante, ni un champignon: le blob n'a ni bouche, ni estomac, ni cerveau. Que fait-il alors au parc zoologique de Paris à partir de ce samedi? Le zoo est le premier au monde à accueillir le blob, Physarum polycephalum, de son nom scientifique.

Cet organisme à une seule cellule est simplissime mais capable de comportements complexes. Sans oeil ni neurones, il possède néanmoins d'étonnantes capacités. Il sait par exemple optimiser son alimentation, en choisissant entre deux flans le meilleur pour sa croissance.

Une mémoire spatiale

Il a aussi une mémoire spatiale, grâce au mucus qu'il laisse sur son passage. Il est aussi capable de retenir une information, comme l'a démontré l'expérience suivante: du sel a été déposé sur son trajet vers sa nourriture.

La première fois, le blob se déplace très lentement - le sel n'est pas dangereux mais il n'apprécie guère. La fois suivante, il se déplace à toute vitesse sur ce même trajet, preuve qu'il a "appris" à ignorer le sel. Il peut garder cette donnée en mémoire plus d'un an et même la transmettre à un autre blob lorsqu'il fusionne avec.

Cette "mémoire" au sein d'une cellule pose la question la possibilité d'apprentissage de nos propres cellules, et son étude pourrait "ouvrir une nouvelle voie thérapeutique" chez l'homme, selon Audrey Dussutour, éthologue au CNRS.

La créature peut atteindre jusqu'à 10 mètres en laboratoire, où l'on peut aussi la subdiviser en la découpant - il existe même des "moules" à blob - car les fragments cicatrisent. Au parc zoologique de Paris, on s'affaire à découper des morceaux permettant au public de découvrir au mieux cet organisme.

Découpé, le blob se reforme de suite

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