Les Bleus en finale comme en 1998 : "Le foot, c'est de l'exhibition, on ose faire des choses que l'on ne fait pas par ailleurs"

franceinfo
Le sociologue du sport Patrick Mignon décrypte l'engouement suscité par le parcours de l'équipe de France en Coupe du monde, 20 ans après la victoire de 1998.

12 juillet 1998, c'était il y a vingt ans. La France battait le Brésil en finale de la Coupe du monde sur un score sans appel de 3 à 0. Beaucoup souhaitent que le scénario se répète et que le foot ouvre une nouvelle parenthèse d'unité nationale. "C'est le premier sport collectif qui soit devenu un sport-spectacle", indique Patrick Mignon, sociologue du sport, jeudi 12 juillet 1998. L'effet sur les esprits est particulièrement important.

Pourtant, il ne faut pas surestimer son impact sur la société, comme de nombreux responsables l'ont fait en 1998, avec la fameuse génération "Black Blanc Beur". "C'est forcément un leurre de penser qu'un évènement sportif va résoudre tous les problèmes", prévient Patrick Mignon.

franceinfo : La liesse provoquée par la victoire de l'équipe de France en demi-finale rappelle déjà celle de 1998. Comment le football parvient-il à cela ?

Patrick Mignon : Cela fait assez longtemps qu'il provoque un tel effet. C'est le premier sport collectif qui soit devenu un sport-spectacle. Ça remonte au début du siècle, notamment en Angleterre. Ensuite, la Coupe du monde est très particulière, surtout en France. Vous avez des gros chiffres sur le PSG-Real, mais ça ne vaut pas une demi-finale (...)

Lire la suite sur Franceinfo

A lire aussi