Une blessure sur le plus grand Triceratops connu révèle son comportement

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Les Triceratops étaient-ils de pugnaces combattants du Crétacé comme le montrent les innombrables illustrations d'ouvrages traitant de paléontologie ? Cette question demeure légitime car l'hypothèse selon laquelle les Triceratops du Crétacé supérieur (100,5 à 66 millions d'années en arrière) se battaient entre eux se fonde notamment sur la présence de leur large collerette osseuse ornée de trois cornes. Les deux cornes supraorbitales étaient les plus longues tandis que la plus courte était la corne nasale.

Vue d'artiste de deux Triceratops horridus entre lesquels ont pu avoir lieu de redoutables combats. © Herschel Hoffmeyer, Adobe Stock
Vue d'artiste de deux Triceratops horridus entre lesquels ont pu avoir lieu de redoutables combats. © Herschel Hoffmeyer, Adobe Stock

Si la collerette et les cornes devaient, selon certains paléontologues, permettre aux individus de s'identifier, elles protégeaient certainement l'arrière du crâne des assauts des congénères. L'un des indices de cette fonction défensive est la présence de fenêtres anormales dans la collerette des Triceratops. Ces fenêtres sont en réalité des trous, dont la forme et la localisation suggèrent qu'elles ont été causées à la suite d'un ou plusieurs traumatismes. Cependant, afin de confirmer qu'une commotion a bien eu lieu, il est nécessaire de constater que l'os a bien tenté de se réparer après un tel événement.

Une blessure en cours de guérison

Big John est le nom donné au plus grand fossile de Triceratops connu. Son crâne mesure environ deux mètres soixante de long et deux mètres de large, et ses cornes supraorbitales mesurent plus d'un mètre de long. Le fossile a été découvert en 2014 dans la formation de Hell Creek aux États-Unis qui date du Crétacé supérieur, et appartient à l'espèce Triceratops horridus. Lors de la reconstruction du squelette de Big John en 2021, une fenêtre a été identifiée sur sa collerette, au niveau de l'os squamosal droit. En examinant la structure de plus près, un paléopathologue italien a remarqué que les bords du trou étaient irréguliers et inhabituels. Un prélèvement osseux a donc été effectué sur cette...

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