Blessés de guerre : un soldat français témoigne

France 2

Ce jour-là devait être comme tous les autres : une patrouille dans le désert. Avant le départ, le caporal-chef Manuel pose avec sa peluche porte-bonheur. Il a le sourire. Il fait partie de l'opération Barkhane, qui traque les jihadistes au Sahel. Le véhicule blindé qu'il pilote roule sur un engin explosif. Le véhicule prend feu. Le caporal-chef est grièvement blessé. "J'ai tout de suite vu dans l'explosion que j'avais perdu ma main droite, confie-t-il. À un moment donné, des gens sont venus me sortir du véhicule, et là, je me suis rendu compte que je n'avais plus ma jambe droite non plus. Du moins, elle était là, mais elle trainait par terre." Manuel est soigné à l'hôpital militaire de Percy, en banlieue parisienne.

"L'issue finale de mes cauchemars est toujours la même"

Il a 35 ans et 17 ans d'armée. Aujourd'hui, quelques mois après le drame, il a trouvé en lui la force de se relever. "J'ai fait un sacrifice, j'ai perdu la moitié de mon corps sur une mission, mais ce n'est pas une simple mission. C'est pour défendre les valeurs de mon pays, l'honneur de la France, et pour qu'on puisse continuer à suivre la Coupe du monde dans les bars sans risquer de se faire attaquer tous les jours." Réapprendre à marcher, mais aussi soigner une blessure invisible, le stress post-traumatique. Presque tous les militaires blessés au combat souffrent de ce syndrome : "Les (...)

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