Un bivouac au sommet du mont Blanc provoque un tollé

Le maire de Saint-Gervais, en Haute-Savoie, a porté plainte contre deux alpinistes qui ont passé une nuit au sommet du mont Blanc et publié une vidéo de leur expédition sur YouTube. (image d'illustration)  - Credit:JACQUES SIERPINSKI / Jacques Sierpinski / Aurimages via AFP
Le maire de Saint-Gervais, en Haute-Savoie, a porté plainte contre deux alpinistes qui ont passé une nuit au sommet du mont Blanc et publié une vidéo de leur expédition sur YouTube. (image d'illustration) - Credit:JACQUES SIERPINSKI / Jacques Sierpinski / Aurimages via AFP

C'est une initiative qui a provoqué la fronde de nombreux passionnés d'alpinisme. Comme l'indique France Info, une vidéo publiée fin novembre sur les réseaux sociaux montrant deux youtubeurs bivouaquer au sommet du mont Blanc a déclenché une vive polémique. Et pour cause, depuis octobre 2020, les activités autour du mont Blanc sont strictement encadrées et installer un bivouac au sommet y est formellement interdit. Le non-respect de cette loi est passible de 150 000 euros d'amende et d'une peine de prison pouvant aller jusqu'à trois ans.

Dans leur vidéo, intitulée Dormir au sommet du mont Blanc : 9 jours d'expédition sur YouTube, les deux aventuriers se filment notamment en train de passer une nuit sur le plus haut sommet d'Europe, le 10 octobre 2022. Stupéfait en découvrant ces images, le maire de la commune de Saint-Gervais, Jean-Marc Peillex, a décidé de porter plainte contre les deux youtubeurs.

« Ce qui est autorisé est le ski et l'alpinisme, et rien d'autre. On n'a pas le droit de venir avec un drone, un rameur, de bivouaquer, sauf au camp de base de Tête rousse à 3 200 mètres, où l'on a le droit de bivouaquer », témoigne l'édile auprès de nos confrères. De leur côté, les deux alpinistes ont confié qu'ils étaient conscients des restrictions en vigueur pour protéger le sommet du mont Blanc, mais qu'ils n'avaient pas mesuré une interdiction totale, surtout en période de hors saison, comme c'était leur cas. Ce sera désormais à la justice de trancher leur [...] Lire la suite