Bisbilles et insultes entre Israël et Corée du Nord

Libération.fr

La tension monte entre Israël et la Corée du Nord. Tout a commencé vendredi quand, interviewé par le site d’information Walla, basé à Tel-Aviv, le ministre de la Défense de l’Etat hébreu, Avigdor Lieberman, a déclaré que le dictateur nord-coréen Kim Jong-un était un «dingue à la tête d’une bande de fous extrémistes», que son régime «mena[çait] la paix du monde» et qu’il avait «franchi la ligne rouge avec ses essais nucléaires».

L’agence de presse nord-coréenne KCNA a aussitôt dénoncé les «propos impudents et calomnieux»d’Avigdor Lieberman. Elle a également menacé Israël, comme «tous ceux qui osent atteindre à la dignité du leader suprême», de subir une «punition mille fois plus grande». Et des «représailles sans pitié». Accusant l’Etat hébreu de «crimes contre l’humanité», la KCNA a par ailleurs dénoncé l’occupation des territoires palestiniens et pointé Israël comme «le seul possesseur d’armes nucléaires illégales» de la région.

La virulence de la réaction nord-coréenne a surpris en Israël, où l’entourage de Benyamin Nétanyahou a fait savoir à Lieberman qu’il aurait mieux fait de se taire. A contrario, à Gaza, le porte-parole du Hamas, Sami Abou Zoukhi, a remercié Pyongyang pour «son soutien à la cause palestinienne contre l’occupation». Fin de l’incident ? Nul ne le sait. Car en coulisses, un lourd contentieux se développe depuis longtemps entre Israël et la dictature nord-coréenne. Parce que cette dernière forme des techniciens nucléaires iraniens et vend des technologies militaires ainsi que des missiles à Téhéran, au Hezbollah et à la Syrie, ce qu’Israël voit comme une «menace stratégique».

L’inquiétude des dirigeants de l’Etat hébreu ne date pas d’hier. Au début des années 90, le Premier ministre Yitzhak Rabin avait déjà autorisé le numéro 2 du Mossad et un haut responsable des Affaires étrangères à négocier avec Pyongyang un accord, prévoyant l’arrêt des fournitures nord-coréennes aux ennemis d’Israël contre compensations financières. Ces discussions étaient (...)

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