Bis repetita. Au Pérou, le président Vizcarra à nouveau face à une procédure de destitution

Courrier international (Paris)
·1 min de lecture

Deux mois après avoir fait l’objet d’une procédure de destitution, le président péruvien, Martín Vizcarra, est confronté à une nouvelle motion du Parlement, pour des faits supposés de corruption alors qu’il était gouverneur. Selon un sondage, les Péruviens sont, eux, opposés à cette démarche.

Deux mois après avoir été confronté à une procédure de destitution qui a échoué, le président péruvien Martín Vizcarra fait à nouveau l’objet de la même tentative. Il est convoqué le 9 novembre prochain devant le Parlement pour s’expliquer sur des soupçons de corruption alors qu’il était gouverneur de la région de Moquegua, dans le sud-est du Pérou, entre 2011 et 2014, rapporte Perú21.

Selon les 27 députés (sur 130) à l’origine de cette “motion de vacance” du pouvoir pour “incapacité morale permanente”, le président Vizcarra aurait reçu des pots-de-vin d’entreprises de construction dans sa région. Soixante députés ont voté en faveur de la motion.

“Je n’ai reçu de pots-de-vin ni pour des travaux à Moquegua ni nulle part ailleurs au Pérou”, se défend Martín Vizcarra, cité par La República.

Crise institutionnelle

Martín Vizcarra a pris ses fonctions en mars 2018, sans avoir été élu mais pour assumer le pouvoir après la démission du président Pedro Pablo Kuczynski, accusé d’être impliqué dans la vaste affaire de corruption Odebrecht.

M.Vizcarra était alors salué comme un homme sans taches, longtemps éloigné des arcanes de la politique et de ses dérives, découvertes au fil des enquêtes judiciaires.

Il a échappé le 18 septembre dernier à une première demande de destitution pour “incapacité morale”,

[...] Lire la suite sur Courrier international

À lire aussi :