Birmanie : "Nous sommes très inquiets d’une répression plus large de la liberté d’expression", prévient une chercheuse d'Amnesty

Valentine Pasquesoone
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La tension est vive à travers la Birmanie, plus d'une semaine après le coup d'Etat militaire qui a renversé la cheffe du gouvernement civil, Aung San Suu Kyi, après une décennie de transition démocratique. Des manifestants ont continué de protester contre l'armée, mardi 9 février, malgré ses menaces de représailles et l'interdiction des rassemblements de plus de cinq personnes.

La police a fait usage de canons à eau pour repousser les opposants au coup d'Etat, tirant des balles en caoutchouc et du gaz lacrymogène. Mardi, l'ONU a condamné l'usage "disproportionné" de la force, déplorant "de nombreux protestataires blessés, dont certains gravement".

"Cette armée a longtemps agi avec impunité dans le pays, et c'est la raison pour laquelle la situation est alarmante", s'inquiète auprès de franceinfo Kayleigh Long, chercheuse d'Amnesty International basée à Londres, et chargée du suivi de la Birmanie. "La situation évolue très rapidement. Ce que nous voyons depuis le coup d'Etat, ce sont des emprisonnements massifs de politiciens, de défenseurs des droits humains, de militants. Des journalistes se cachent", décrit-elle.

Une longue histoire de répression

L'organisation de défense des droits humains craint "une répression plus large de la liberté d'expression, de la liberté de réunion" en Birmanie, explique Kayleigh Long. Car après des décennies de pouvoir en Birmanie, l'armée n'en est pas à sa première répression. "En 1988, un immense mouvement populaire [prodémocratie] a été (...)

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