Birmanie : six questions sur le coup d'Etat militaire qui a renversé Aung San Suu Kyi

franceinfo
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Tout juste dix ans après la fin de la junte, la Birmanie va-t-elle replonger dans la dictature ? L'armée a pris, ou plus exactement repris, la totalité des pouvoirs dans le pays, lundi 1er février. Elle a arrêté la cheffe du gouvernement civil, Aung San Suu Kyi, proclamé l'état d'urgence pour un an et placé ses généraux aux principaux postes. Un air de déjà-vu en Birmanie qui, depuis son indépendance en 1948, a été gouvernée par des régimes militaires pendant près de cinquante ans. Franceinfo décrypte ce coup d'Etat qui risque de marquer l'arrêt du processus démocratique engagé dans ce pays de 56 millions d'habitants.

1Que s'est-il passé lundi ?

Lundi 1er février, l'armée s'est emparée de l'hôtel de ville de Rangoun, la capitale économique du pays, et l'accès à son aéroport international a été bloqué par des militaires, selon des journalistes de l'AFP. Le coup d'Etat s'est fait sans effusion de sang, l'armée se contentant de bloquer les routes avec des soldats en armes et des véhicules blindés autour du Parlement dans la capitale administrative et politique, Naypyidaw. Plusieurs camions ont traversé à grande vitesse les rues de Rangoun, des partisans de l'armée agitant à leur bord des drapeaux et chantant des hymnes nationalistes.

A Naypyitaw, la vie quotidienne semble "normale" malgré la présence de soldats armés à proximité de la résidence où (...)

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