Birmanie: six otages libérés par la rébellion arakanaise

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Une prise d'otage vient de se terminer dans le nord-ouest de la Birmanie, dans l'État Rakhine, anciennement État d'Arakan. Trois membres du parti au pouvoir de la présidente Aung San Suu Kyi et trois soldats ont été libérés par les rebelles arakanais.

Les trois membres de la Ligue Nationale pour la démocratie avaient été kidnappés en octobre 2020, en pleine campagne pour les élections législatives et régionales. Depuis, les trois candidats du parti LND étaient aux mains de l’Armée d’Arakan, une guérilla qui demande plus d’autonomie pour l’ethnie bouddhiste arakanaise. Ce 1er janvier 2021, les ravisseurs ont remis à des militaires leurs trois otages, deux femmes et un homme, ainsi que trois soldats.

Un premier pas vers des élections dans l'État de Rakhine ?

Les combattants arakanais accusent le parti d’Aung San Suu Kyi de « crimes de guerre » commis par l’armée et réclament la libération des membres et sympathisants de l’Armée d’Arakan, détenus dans des prisons birmanes.

Le journal local Irriwaddy estime que ces libérations pourraient être un premier pas vers l’organisation d’élections. Élections réclamées par l'Armée d'Arakan.

Le scrutin avait été annulé dans cet État de Rakhine en novembre 2020, à cause de l’insécurité qui règne dans cette zone frontalière du Bangladesh.

►À écouter aussi : Fréquence Asie - Le conflit dans l'Arakan