En Birmanie, une situation explosive après six semaines de révolte populaire

Pierre-Louis Caron, Atelier des modules
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Des points lumineux à perte de vue et des chants populaires. Comme pour se donner du courage face aux militaires qui ont pris le contrôle de la Birmanie le 1er février, des milliers de manifestants se sont réunis dans la soirée du 13 mars à Rangoun, la capitale économique du pays. Un rassemblement pacifique qui contraste avec les heurts sanglants des dernières manifestations.

Depuis le début du mouvement, au moins 138 personnes ont été tuées par les forces de l'ordre alors qu'elles réclamaient le retour d'un système démocratique dans leur pays, selon les chiffres du Haut-Commissariat aux droits de l'homme des Nations unies (l'Association d'assistance aux prisonniers politiques birmane fait, elle, état de 180 morts).

La jeunesse birmane en première ligne

Parmi ces victimes, la jeune Kyal Sin, 19 ans, qui aurait été abattue par la police le 3 mars à Mandalay, dans le centre du pays. Sa mort a provoqué l'indignation en Birmanie comme dans la communauté internationale, alors que l'armée au pouvoir détient toujours l'ancienne cheffe du gouvernement, Aung-San Suu Kyi, assignée à résidence, ainsi que plus de 400 prisonniers politiques arrêtés lors du coup d'Etat.

Face à cette situation, les jeunes Birmans multiplient les appels à manifester, notamment grâce "aux applications de messagerie en ligne", explique Joshua Kurlantzick, spécialiste de l'Asie du Sud-Est au Council on Foreign Relations (CFR), un think-tank international. "Il y a des manifestants plus âgés bien sûr, mais les (...)

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