Birmanie : répression et scènes de chaos

En 24 heures, 90 civils ont été tués en Birmanie. Selon l’ambassade américaine, plusieurs enfants font partie des victimes. Il s’agit du pire bilan depuis le début des contestations. Le pays est traversé par une grave crise depuis que la cheffe du gouvernement civil, Aung San Suu Kyi, a été évincée du pouvoir par un coup d'État militaire le 1er février. La junte militaire tire chaque jour à balles réelles sur les manifestants qui s’opposent à ce coup d’État. "Tirez la leçon de ceux qui ont été brutalement tués" L’armée a prévenu. Tous les Birmans ont entendu ce message diffusé à la télévision d’État : "Tirez la leçon de ceux qui ont été brutalement tués. Ne mourrez pas pour rien." Dans le même temps, le défilé annuel des forces armées a été l’occasion d’une démonstration de force. Malgré les protestations internationales, rien ne semble pouvoir faire plier la junte du général Min Aung Hlaing. Voilà deux mois que la Birmanie est plongée dans la crise. Chaque week-end amène ses scènes de violences où l’armée n’hésite plus à s’en prendre à son peuple. Selon un groupe de défense de prisonniers politiques, 320 personnes ont trouvé la mort dans les troubles depuis le putsch, et plus de 3 000 ont été arrêtées.