Birmanie : le pays à nouveau privé d'internet

Source AFP
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Des manifestants à Rangoun, lundi 15 février.
Des manifestants à Rangoun, lundi 15 février.

À Rangoun, la plus grande agglomération et la capitale économique, des milliers de personnes s'étaient réunies lundi 15 février devant les ambassades de Chine et des Etats-Unis, avec des slogans comme « Dehors le dictateur ! » écrits sur des banderoles. Elles ont également été des milliers devant les locaux de la Ligue nationale pour la démocratie (LND), le parti d'Aung San Suu Kyi, dont le gouvernement civil a été renversé le 1er février par l'armée, qui a ainsi mis fin à une fragile transition démocratique de 10 ans.

Plus de mille contestataires s'étaient en outre regroupés près du siège de la banque centrale. « Nous n'avons pas peur d'être arrêtés ou fusillés », avait alors lâché Nyein Moe, une guide touristique. La présence de militaires appuyés par des véhicules blindés a toutefois refréné les ardeurs, tandis que des entreprises ont envoyé des courriels à leurs employés pour les inciter à ne pas manifester.

« On essaye de nous faire peur en déployant les soldats », a déploré Htet Aung, brandissant une pancarte appelant à « la désobéissance civile ». La veille, l'armée a déployé des troupes dans plusieurs villes birmanes. « On a eu très peur. On a cru qu'ils allaient nous tirer dessus comme dans le passé », a raconté Nyein Moe, une allusion aux soulèvements populaires de 1988 et de 2007, réprimés dans le sang par les militaires.

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