En Birmanie, "ceux qui ont pris le pouvoir n’ont aucune limite"

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Jérémy*, un trentenaire français vivant en Birmanie depuis près de dix ans ans, nous raconte un quotidien bouleversé par le coup d’État du 1er février et la violente répression des manifestations pro-démocratie par la junte.

«D’une révolte, ça va finir en révolution». D’une voix posée, Jérémy* essaie de ne pas exposer son stress. Mais l’inquiétude est là, pour ce trentenaire français qui vit et travaille en Birmanie depuis près de dix ans : «J’essaie d’être concentré, mais c’est inimaginable». Depuis le coup d’État du 1er février, refusé par la population qui proteste quotidiennement dans les rues du pays, la situation s’est dégradée. Les militaires répriment violemment ces manifestations, coupent Internet toutes les nuits et sèment la terreur face à des manifestants, majoritairement de jeunes adultes, prêts à tout pour ne pas revenir en arrière, à la dictature de la junte.

Amnesty International a dénoncé des «exécutions extrajudiciaires» et Thomas Andrews, expert indépendant mandaté par les Nations unies sur ce dossier, a évoqué de possibles «crimes contre l’humanité» commis par la junte, citant «meurtres, disparitions forcées, persécutions, tortures et incarcérations en violation des règles fondamentales du droit international». «Les Birmans m’ont parlé de bain de sang», nous confirme le Français.

Traces d'une violente répression de la manifestation à Rangoun, le 3 mars 2021.
Traces d'une violente répression de la manifestation à Rangoun, le 3 mars 2021.

Traces d'une violente répression de la manifestation à Rangoun, le 3 mars 2021. © Stringer / Reuters

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