Birmanie : un prédicateur islamophobe interdit de sermon

Libération.fr

Après des années de haine déversée à micros ouverts et en boucle sur les réseaux sociaux, Ashin Wirathu a été contraint au silence par ses aînés, samedi. Le conseil des grands maîtres du Sangha Maha Nayaka a interdit au moine bouddhiste et ultranationaliste de «se livrer à des sermons à travers la Birmanie jusqu’au 9 mars 2018» car il a «multiplié les discours de haine contre les religions afin de provoquer des conflits locaux et entraver les efforts pour maintenir l’Etat de droit». Si Wirathu venait à violer l’ordre des grands maîtres bouddhistes, il serait poursuivi «en vertu de la loi». Samedi, le bonze antimusulman installé non loin de Mandalay (centre du pays) est apparu la bouche recouverte d’un adhésif lors d’une cérémonie religieuse.

Fin janvier, après le meurtre de Ko Ni, un avocat musulman et conseiller juridique de la Ligue nationale d’Aung San Suu Kyi, le moine avait chanté les louanges des quatre suspects et exprimé sa sympathie pour leurs familles, allant jusqu’à voir dans cet assassinat un «avertissement destiné à tous ceux qui veulent modifier la Constitution» et chercheraient à supprimer «la nécessaire représentation des militaires au sein du Parlement». Jamais avare d’une outrance, il s’était dit alors «soulagé pour l’avenir du bouddhisme dans [son] pays». La mort de Ko Ni avait suscité une vive émotion et fait craindre une flambée de violence interreligieuse. Depuis l’ouverture du régime birman en 2011, les émeutes ethniques et confessionnelles ont fait au moins 300 morts et déplacé plusieurs centaines de milliers de personnes. Dans de nombreux cas, comme à Meiktila en 2013, les affrontements et pogroms antimusulmans ont été précédés de prêches au vitriol de Wirathu. Car rien n’arrête ce prédicateur raciste.

Contre une très hypothétique menace islamiste en Birmanie, il entend «protéger la race et la religion birmane face aux "kalars"», terme extrêmement injurieux. Il n’hésite jamais à colporter des rumeurs sur «les viols, les attaques (...) Lire la suite sur Liberation.fr

Quand le Brexit se met en branle, l’Ecosse «Scexit» L’Anglaise Theresa May a retardé le coup d’envoi de la sortie de l’UE après que l’Ecossaise Nicola Sturgeon a annoncé un référendum sur l’indépendance.
Récits d’anciens esclaves
Les rebelles syriens ne se rendront pas aux pourparlers de paix avec des responsables de l’exécutif syrien
L’indépendantiste catalan Artur Mas a été condamné à deux ans d’inéligibilité,
En Inde, des femmes sous clés pendant «la fête des couleurs»

En utilisant Yahoo vous acceptez les cookies de Yahoo/ses partenaires aux fins de personnalisation et autres usages