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Birmanie: la maison d'Aung San Suu Kyi, mise aux enchères, n'a pas trouvé preneur

La maison d'Aung San Suu Kyi, à Rangoun, a été mise aux enchères ce mercredi. L'icône de la démocratie birmane, Prix Nobel de la paix 1991, dort en prison depuis le coup d'État militaire de 2021. Et cette villa familiale, symbole de l'opposition à la junte, est sur le point de disparaître à son tour.

Le 54, avenue de l'Université, au bord du plus grand lac de Rangoun (Birmanie). C'est l'adresse mythique de cette villa de deux étages, d'époque coloniale, où les grands de ce monde, Barack Obama, Hillary Clinton, David Cameron, se sont succédé pour rendre visite à Aung San Suu Kyi. L'icône de la démocratie birmane y a passé beaucoup de temps. Quinze ans d'assignation à résidence par l'armée après s'être fait connaître lors de grandes manifestations contre la junte de l'époque en 1988.

Mais cette maison, c'est aussi celle de son enfance. Elle y a grandi avant d'y revenir après ses années de jeunesse en Occident et c'est là qu'elle a lancé en 1988 son long combat en faveur de l'égalité des droits. Premier quartier général de son parti politique, la Ligue nationale pour la démocratie, et lieu de prédilection des journalistes occidentaux qui se battaient pour obtenir un entretien avec Aung San Suu Kyi sur les fauteuils en bois installés dans son jardin.

150 millions de dollars

Son frère, qui réside en Californie et avec qui elle entretient des rapports exécrables, en revendique depuis des années la copropriété. Il a fini par obtenir gain de cause devant la Cour suprême birmane contrôlée par les militaires.


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