Birmanie: le leader historique Min Ko Naing appelle à la désobéissance

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Internet a de nouveau été coupé très tôt ce mardi 16 février en Birmanie où des milliers de personnes ont encore manifesté la veille. L’armée a publié une liste des personnes les plus recherchées, toutes des figures célèbres pour leur combat en faveur de la démocratie. Parmi ces sept personnes figure aussi Min Ko Naing, héros du soulèvement populaire de 1988 qui a déjà passé une vingtaine d’année en prison. Il a repris le flambeau et, dans une vidéo postée sur Facebook tournée clandestinement, le militant appelle à ne rien céder face à l’armée.

« Nous aimons la démocratie », ce sont les mots écrits en jaune sur son bandana rouge. À bord d’un véhicule depuis lequel on aperçoit des manifestants brandir des pancartes contre le coup d’État, Min Ko Naing appelle les Birmans à tenir bon. « La nuit dernière, la nation tout entière était terrifiée par les attaques simultanées qui se sont produites dans plusieurs parties du pays, déclare-t-il. C’est un piège pour déclencher notre colère ».

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Min Ko Naing, célèbre symbole de la résistance birmane, doit désormais se cacher comme six autres militants bien connus. Quiconque ose les héberger risque des poursuites. Mais à la répression militaire, Min Ko Naing répond avec un appel à continuer la grève. « La campagne de désobéissance civile est cruciale, poursuit-il. Cette semaine sera déterminante. La victoire est possible. Nous devons rester unis. Notre révolution doit triompher ».

Signe de résistance

Sur ces derniers mots de sa vidéo postée sur Facebook, le leader historique fait le signe des trois doigts, ce geste de résistance emprunté au film Hunger Games, partagé par les mouvements pro-démocratie à Hong Kong, en Thaïlande, et maintenant en Birmanie.

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