Birmanie : l’avertissement de la junte, l’UE répond

Source AFP
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Une manifestation en Birmanie, le 20 février.
Une manifestation en Birmanie, le 20 février.

La junte birmane a voulu se montrer plus ferme, dimanche 21 février, en lançant un avertissement à ceux qui contestent dans la rue le putsch du 1er février. « Les manifestants sont en train d'inciter les gens, notamment les adolescents et jeunes exaltés, à se lancer sur la voie de la confrontation où ils périront », indiquait un communiqué en birman lu sur la chaîne publique MRTV et dont une traduction anglaise apparaissait à l'écran. Le texte mettait en garde les manifestants contre la tentation d'inciter la population à « l'émeute et à l'anarchie ».

Le rapporteur spécial de l'ONU pour les droits de l'homme en Birmanie, Tom Andrews, s'est dit profondément inquiet par ces menaces. « Avertissement à la junte : contrairement à 1988, les agissements des forces de sécurité sont enregistrés et vous devrez rendre des comptes », a-t-il dit sur Twitter. La mise en garde du pouvoir n'a pas dissuadé les manifestants de descendre dans les rues de Rangoun, où des milliers de personnes étaient rassemblées lundi dans deux quartiers.

L'Union européenne s'est dite « prête à adopter » des sanctions visant l'armée

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a appelé, lundi, l'armée birmane qui a renversé le gouvernement civil d'Aung San Suu Kyi à « arrêter immédiatement la répression », au moment où les Européens doivent discuter de sanctions. Dans son discours annuel devant le Conseil des droits de l'homme de l'ONU (CDH), le chef de l'ONU n'a nommé qu'un seul pays : la [...] Lire la suite