Birmanie : l’armée investit le siège du parti d’Aung San Suu Kyi

Source AFP
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Ces derniers jours, des centaines de milliers de manifestants ont défilé à travers le pays, réclamant la libération des personnes détenues, la fin de la dictature et l'abolition de la Constitution de 2008, très favorable à l'armée (illustration).
Ces derniers jours, des centaines de milliers de manifestants ont défilé à travers le pays, réclamant la libération des personnes détenues, la fin de la dictature et l'abolition de la Constitution de 2008, très favorable à l'armée (illustration).

L'armée birmane a investi mardi 9 février au soir le siège du parti de la dirigeante évincée du pouvoir Aung San Suu Kyi à Rangoun, sans égard pour l'appel des Nations unies à cesser la répression contre les manifestants réclamant le retour de la démocratie.

Selon le parti d'Aung San Suu Kyi, la Ligue nationale pour la démocratie (LND), les militaires qui ont commis un putsch la semaine dernière et arrêté la première ministre, faisant descendre des centaines de milliers de Birmans dans les rues, ont cette fois mené un raid contre les locaux de la formation à Rangoun.

Un usage « disproportionné » de la force

« Le dictateur militaire a investi et détruit le quartier général de la LND aux environs de 21 h 30 » (16 heures en France), a indiqué le parti sur sa page Facebook. Ce raid est survenu alors qu'avaient lieu pour la quatrième journée consécutive des manifestations dans plusieurs villes, réprimées avec des canons à eau et des tirs de balles en caoutchouc.

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L'ONU a condamné mardi l'usage « disproportionné » et « inacceptable » de la force. « De nombreux protestataires ont été blessés, dont certains gravement », d'après des rapports reçus de plusieurs villes du pays, a déclaré Ola Almgren, coordonnateur résident des Nations unies en Birmanie. Un médecin birman a affirmé que les militaires avaient également tiré à balles réelles, à en juger par les blessures subies par deux jeunes hommes hospita [...] Lire la suite