En Birmanie, le général Min Aung Hlaing impose sa loi face aux partisans d'Aung San Suu Kyi

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La première manifestation anti-armée d'ampleur depuis le coup d'État a envahi les rues de Rangoun, samedi, malgré la censure du réseau Internet et la multiplication des arrestations. Commencée par des ouvriers et des étudiants, poursuivie avec le bouche-à-oreille par de simples passants, la manifestation a pris la forme d'un rassemblement ponctué de chants révolutionnaires et d'appels à la libération d'Aung San Suu Kyi, désormais en "résidence surveillée", selon des sources officielles. Depuis les balcons alentour et les fenêtres des nombreux véhicules venant à la rencontre des manifestants, des Birmans levaient la main à tour de rôle, trois doigts levés, comme dans le film Hunger Games, en signe de résistance à l'oppression. Le mouvement s'est ensuite répandu dans les rues de Rangoun jusqu'au coucher du soleil, sous haute surveillance policière mais sans violences.

Ce dimanche, cela fera une ­semaine que les généraux ont repris la main sur le pays et que les partisans de la démocratie ont retrouvé le chemin de la rue. Le chef de la junte, Min Aung Hlaing, lui, reste à ce stade sourd à ces manifestations, peu enclin à déléguer l'immense pouvoir qu'il a toujours exercé sur le pays. N'est-ce pas lui qui a déclaré que le coup d'État dont il est l'instigateur était "inévitable"?

Des relations exécrables avec Aung San Suu Kyi

Né en 1956 dans le sud de la Birmanie, cet ancien étudiant en droit à l'université de Rangoun entre à l'Académie des services de défense en 1974, à son trois...


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