Birmanie : des dizaines de disparus après un glissement de terrain dans une mine

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Le commerce du jade génère plus de 30 milliards de dollars par an, près de la moitié du Produit intérieur brut de la Birmanie. Une très faible partie de cette manne financière finit dans les caisses de l'Etat birman, la plupart du jade de qualité étant envoyé en contrebande en Chine où la demande pour cette pierre, censée symboliser la prospérité.

Des dizaines de personnes sont portées disparues dans une mine de jade du nord de la Birmanie à la suite d'un glissement de terrain le 22 décembre, tandis qu'un corps sans vie a été retrouvé. Les conditions de travail sont particulièrement dangereuses dans ce secteur d'activité opaque et peu réglementé, qui emploie des travailleurs migrants mal payés pour extraire des collines dénudées des pierres précieuses très convoitées dans la Chine voisine. Le tout au prix de dizaines de morts chaque année.

Les secours ont d'abord annoncé qu'au moins 70 personnes étaient portées disparues après la catastrophe survenue vers quatre heures (21h30 GMT mardi) à Hpakant, dans l'Etat Kachin, avant de dire qu'ils essayaient toujours de confirmer ce nombre. "Les recherches ont été pour le moment arrêtées, nous les reprendrons demain matin lorsque le brouillard et la brume se seront dissipés", a déclaré à l'AFP Ko Jack, un responsable des opérations de sauvetage. "Il semble qu'elles soient ensevelies. Il fait froid ici, c'est pourquoi nous nous sommes arrêtés, mais nous allons continuer", a-t-il poursuivi. Un de ses collègues, Ko Ny, a de son côté raconté à l'AFP qu'il y avait eu un mort et que 25 blessés avaient été hospitalisés.

"Ils creusent la nuit et le matin"

La pression accrue exercée par le poids de la terre et des rochers déversés a entraîné le bas de la colline vers le lac voisin, a-t-il expliqué. Selon lui, des centaines de travailleurs sont retournés à Hpakant pendant la saison des pluies pour prospecter dans les mines à ciel ouvert, malgré l'interdiction imposée par la junte jusqu'en mars 2022. "Ils creusent la nuit et le matin, ils déversent la terre et la roche", a-t-il souligné.

A la suite d'un moratoire en 2016, beaucoup de grandes mines ont fermé et ne sont plus surveillées, permettant le retour de nombreux mineurs indépendants. Issus de communautés ethniques défavorisées, ces derniers opèrent quasi clandestinement dans des sites laissés à l'abandon par les pelleteuses[...]

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