En Birmanie, le chef de la junte appelle les groupes ethniques armés au dialogue

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En Birmanie, le chef de la junte change de ton face aux nombreuses factions ethniques qui se livrent une sanglante bataille avec le gouvernement central : ce vendredi, Min Aung Hlaing les a appelés à entamer des pourparlers de paix.

Dans une allocution diffusée par les médias d'État, le chef de la junte birmane a invité les dirigeants des groupes armés au dialogue. Min Aung Hlaing assure qu'il les rencontrera personnellement et les invite à se faire connaître avant le 9 mai. Cette initiative ressemble à une volte-face de celui qui, le mois dernier, avait encore menacé d'« anéantir » ses opposants.

Mais force est de constater que la junte ne parvient pas à contrôler le territoire birman. En 2015, l'armée avait, certes, conclu un accord de cessez-le-feu avec dix des vingt factions ethniques qui se battent pour obtenir plus d'autonomie, l'accès aux nombreuses richesses naturelles et une part du lucratif trafic de drogue.

Mais après le coup d'État du 1er février 2021, certains de ces groupes ont repris les armes. Ce vendredi KNU, l'une des plus importantes factions ethniques de Birmanie, a exprimé son scepticisme. Difficile pour elle d'envisager des pourparlers de paix, alors que la junte poursuit ses frappes aériennes et que les militaires semblent pour l'instant refuser tout retrait des troupes.

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