Birmanie: Aung San Suu Kyi condamnée à cinq ans de prison supplémentaires

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En Birmanie, le procès d’Aung San Suu Kyi continue, la politicienne a été condamnée ce mercredi matin 27 avril à 5 ans de prison supplémentaires pour la première d’une série de 11 accusations de corruption. Cette condamnation s’ajoute aux 6 ans pour deux offenses mineures desquelles elle a été reconnue coupable. L’opposante de 76 ans nie toutes les accusations qui lui sont portées dans le cadre d’un procès qui pourrait durer des années.

Avec notre correspondante à Rangoun, Juliette Verlin

La cour a repoussé le verdict deux fois avant de se décider à condamner Aung San Suu Kyi à 5 ans de prison supplémentaires pour corruption.

La politicienne est donc reconnue coupable d’avoir accepté 600 000 dollars et 11 kilos d’or en pot-de-vin alors qu’elle était encore au pouvoir, de la part de l’ancien ministre de la région de Rangoun, U Phyo Min Thein.

Les avocats d’Aung San Suu Kyi n’ont même pas pu la voir pendant l’audience, et comme ils n’ont plus le droit de parler officiellement aux médias, les informations qui nous parviennent sont extrêmement filtrées.

Jusqu’à 150 ans de prison

On ne sait pas pourquoi la cour a retardé son verdict de deux jours ; mais il y a eu du retard à chaque fois que la cour devait se prononcer sur un nouveau type d’accusation, comme c’est le cas ici, pour la première accusation en matière de corruption.

La population, sans illusion sur l’issue du procès, ne le suit que de loin, mais Aung San Suu Kyi possède toujours une influence considérable. La semaine dernière, ses avocats ont fait fuiter quelques mots plutôt vagues qu’elle aurait prononcés, qui appelaient à l’unité du peuple – et les médias ont passé des jours à tenter d’interpréter cette courte citation.

L’ex-dirigeante risque plus de 150 ans de prison si elle est condamnée à l’ensemble des charges qui pèsent contre elle.

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