Birmanie : après une journée des plus sanglantes, la pression ne faiblit pas

Source AFP
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Samedi était le jour où l'armée organise tous les ans un gigantesque défilé devant le chef de l'armée, désormais à la tête de la junte, le général Min Aung Hlaing.
Samedi était le jour où l'armée organise tous les ans un gigantesque défilé devant le chef de l'armée, désormais à la tête de la junte, le général Min Aung Hlaing.

Samedi 27 mars a marqué la journée de répression la plus sanglante, en Birmanie, depuis le coup d'État du 1er février. Au moins 90 personnes ont trouvé la mort, dont des enfants. Les condamnations de la communauté internationale n'ont pas tardé à pleuvoir. Et malgré les violences, les manifestants ont décidé de ne pas se laisser impressionner par la répression qui dure et sont descendus de nouveau dans les rues du pays, dimanche. Ces militants pour le rétablissement de la démocratie avaient appelé aux nouvelles manifestations samedi.

Ce jour était celui où l'armée organise tous les ans un gigantesque défilé devant le chef de l'armée, désormais à la tête de la junte, le général Min Aung Hlaing. « Au moins 90 personnes [avaient] été tuées » à la tombée de la nuit samedi, a déclaré l'Association pour l'assistance aux prisonniers politiques (AAPP), une ONG locale qui recense le nombre de morts depuis le putsch. Les médias locaux font état de 114 morts. Le nombre de morts depuis le coup d'État du 1er février est passé à au moins 423, selon l'AAPP.

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Dimanche, les Birmans sont une nouvelle fois descendus dans la rue pour réclamer le retour à la démocratie, et de nombreuses funérailles devaient avoir lieu à travers le pays, qui se remet de sa journée la plus sanglante depuis le putsch. Malgré le danger, les manifestants sont de nouveau descendus dans les rues de certains quartiers d [...] Lire la suite