En Birmanie, plus de 700 civils sont morts depuis le putsch

Source AFP
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Des manifestants défilent dans les rues contre le coup d'État en Birmanie, à Yangon, le 11 avril. 
Des manifestants défilent dans les rues contre le coup d'État en Birmanie, à Yangon, le 11 avril.

Malgré la répression des forces de sécurité, les opposants au putsch ont continué de manifester, dimanche 11 avril, en Birmanie. Depuis le coup d'État du 1er février, 700 civils ont perdu la vie, tandis que l'Union européenne accuse la Russie et la Chine de bloquer toute issue diplomatique. La dirigeante civile Aung San Suu Kyi, chassée du pouvoir par l'armée, est toujours détenue. La junte fait état pour sa part de 248 morts, selon un porte-parole ce vendredi.

D'après Josep Borrell, chef de la diplomatie européenne, « les rivalités géopolitiques en Birmanie rendent difficile de trouver des points communs, comme nous le constatons toujours et encore, mais nous avons le devoir d'essayer ». En ce sens, l'obstruction de Pékin et Moscou aux efforts diplomatiques au Conseil de sécurité de l'Organisation des Nations unies (ONU), en vue de l'adoption d'un embargo international sur la vente d'armes à la Birmanie, ne constitue « pas une surprise », a-t-il fait savoir sur un blog. Et ce sera d'autant plus difficile de parvenir à une solution que « les militaires birmans se sont habitués pendant des décennies à ignorer les besoins et la volonté des citoyens de leur pays ».

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