Birmanie : 45 jours après le coup d'État, la répression s'accélère

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Après l'incendie d'usines chinoises à Yangon et l'instauration de la loi martiale, la tension monte d'un cran au pays de l'ex dirigeante Aung San Suu Kyi, toujours en résidence surveillée. Quarante-cinq jours après le coup d'État et 200 décès plus tard, la contestation ne faiblit pas. Marianne a pu joindre des habitants de l'ancienne capitale.

Depuis quatre jours, la répression militaire au Myanmar redouble d'intensité, en particulier à Hlaing Tharyar, un des cantons de la capitale économique Yangon. Selon un média local, l'armée a brûlé plusieurs habitations. Encore ce mercredi, des panaches de fumée s'élevaient de ce quartier industriel, théâtre des plus fortes tensions depuis le coup d’État militaire du 1er février avec des dizaines de civils tués ces derniers jours." Les militaires tirent sur le peuple depuis hier soir " raconte Maung Maung*, Birman d'une vingtaine d'années qui vit dans un des quartiers de Yangon. " Deux maisons ont brûlé dont le studio d'un peintre. Ça ne peut être que l'armée, on assiste à des crimes contre l'humanité, les habitants n'osent plus sortir. " Selon une ONG locale, les arrestations se multiplient contre les manifestants démocratie. En prison, ils seraient soumis à de la " torture physique et mentale ".Les "terroristes" de la junteÀ l'origine de cette escalade, l'incendie de plusieurs usines à capitaux chinois en marge des manifestations ce dimanche 14 mars. L'armée a ouvert le feu, tuant plusieurs dizaines de personnes. Accusant...

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