Birmanie : plus de 12 000 déplacés après des raids aériens de l’armée

Source AFP
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Depuis le coup d'État qui a renversé le gouvernement civil d'Aung San Suu Kyi, 550 civils sont tombés sous les balles des forces de sécurité birmanes, ces deux derniers mois.
Depuis le coup d'État qui a renversé le gouvernement civil d'Aung San Suu Kyi, 550 civils sont tombés sous les balles des forces de sécurité birmanes, ces deux derniers mois.

Plus de 12 000 personnes ont fui les raids aériens menés par l'armée birmane ces derniers jours, a assuré, samedi 3 avril, une faction ethnique rebelle, déplorant aussi « de nombreuses victimes » et « la destruction d'écoles et de villages ». « Plus de 12 000 civils ont fui, ce qui cause une crise humanitaire majeure », a indiqué l'Union nationale Karen (KNU), l'un des plus grands groupes armés du pays.

Ripostant au bain de sang des forces de sécurité contre les opposants au coup d'État du 1er février, la KNU s'était emparée la semaine dernière d'une base militaire dans l'État Karen dans le sud-est du pays. L'armée avait riposté en menant des raids aériens entre le 27 et le 30 mars, ciblant des places fortes de la KNU, une première depuis une vingtaine d'années dans cette région. « Beaucoup de civils sont morts, dont des mineurs et des étudiants. Des écoles, des maisons et des villages ont été détruits », a relevé la KNU.

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« Nous exhortons toutes les minorités ethniques du pays (?) à engager des actions fortes et à prendre des sanctions » contre les responsables, a appelé la KNU. Depuis l'indépendance de la Birmanie en 1948, de nombreuses factions ethniques armées sont en conflit avec le gouvernement central pour obtenir plus d'autonomie, la reconnaissance de leur spécificité, l'accès aux nombreuses richesses naturelles du pays ou une part du lucratif trafic de drogue.

550 civils tués d [...] Lire la suite