Birmanie: plus de 12.000 déplacés après des raids aériens de l'armée, selon une faction rebelle

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Plus de 12.000 déplacés ont fui des raids aériens menés par l'armée birmane, d'après une des principales factions rebelles qui appelle la multitude de minorités ethniques du pays à s'unir contre la répression meurtrière du régime.

Plus de 12.000 déplacés ont fui des raids aériens menés par l'armée birmane, d'après une des principales factions rebelles qui appelle la multitude de minorités ethniques du pays à s'unir contre la répression meurtrière du régime. "Plus de 12.000 civils ont fui leur village ce qui cause une crise humanitaire majeure", a indiqué l'Union nationale Karen (KNU).

Ripostant au bain de sang des forces de sécurité contre les opposants au coup d’État du 1er février, la KNU s'était emparée la semaine dernière d'une base militaire dans l’État Karen dans le sud-est du pays, tuant dix soldats. L'armée avait riposté par des raids aériens ciblant des places-fortes de la faction, une première depuis une vingtaine d'années dans cette région.

"Beaucoup de civils sont morts, dont des mineurs et des étudiants. Des écoles, des maisons et des villages ont été détruits", a relevé la KNU. "Nous exhortons toutes les minorités ethniques du pays (qui en compte plus de 130, ndlr) à engager des actions fortes et à prendre des sanctions" contre les responsables.

Guerre civile?

Depuis l'indépendance de la Birmanie en 1948, de nombreuses factions ethniques armées sont en conflit avec le gouvernement central pour obtenir plus d'autonomie, l'accès aux nombreuses richesses naturelles ou une part du lucratif trafic de drogue. A partir de 2015, l'armée avait conclu un accord national de cessez-le-feu (ANC) avec dix d'entre elles, dont la puissante Union nationale Karen. "Nous espérons que la majorité des membres de la KNU respectera le cessez-le-feu", a déclaré samedi à l'AFP le porte-parole de la junte, Zaw Min Tun, assurant que les raids aériens n'avaient duré qu'une journée.

Les 10 factions rebelles signataires de l'ANC tiennent une réunion ce(...)


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