Birmanie : 11 responsables militaires visés par les sanctions de l’Union européenne

Quasiment deux mois après le coup d’État de la junte militaire, la contestation ne faiblit pas en Birmanie. Face à la répression sanglante des manifestations, l’Union européenne a prononcé une première salve de sanctions, visant 11 responsables militaires, dont le chef de la junte au pouvoir, le général Min Aung Hlaing. "La situation continue de se détériorer de façon dramatique à la suite du coup d’État militaire. Plus de 250 personnes ont été tuées par l’armée qui utilise des armes de guerre contre les manifestants", a déclaré Josep Borrell, haut représentant de l’Union européenne pour les affaires étrangères. Quel impact des sanctions ?Les 11 responsables sanctionnés ont l’interdiction de se rendre dans l’Union européenne et leurs avoirs en Europe sont gelés. Des mesures supplémentaires sont envisagées contre des entités économiques, dans le secteur minier et l’industrie manufacturière, notamment. Les généraux birmans sont cependant ciblés depuis plusieurs années déjà. "Nous sommes habitués aux sanctions et nous avons survécu. Nous devons apprendre à vivre avec quelques amis seulement", a ainsi déclaré Soe Win, le bras droit du chef de la junte.