Birmanie: à son procès, l’ex-chef de l’État raconte les premières heures du coup d’État

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En Birmanie, les audiences liées au procès de l'ex-chef de l'État birman Win Myint visé par de multiples procédures judiciaires, au côté d'Aung San Suu Kyi, ont débuté ce mardi 12 octobre. Alors que les militaires ont repris le contrôle du pays et mènent depuis une répression sanglante, l’ancien président a notamment relaté pour la première fois, les premières heures du coup d'État.

« Plutôt mourir que d’accepter la proposition des militaires », c’est ainsi que l’ex-chef de l’État birman Win Myint a débuté son témoignage lors de son audience mardi 12 octobre. Il a expliqué que deux hauts-gradés ont pénétré dans sa chambre à l’aube du 1er février : ils lui ont demandé de démissionner pour « raison médicale », ce qu’il a catégoriquement refusé, selon son avocat, puisqu’il était en bonne santé.

Les militaires l’ont averti qu’un tel refus lui causerait « beaucoup de tort ». Menaces qu’a également reçues Aung San Suu Kyi, après son arrestation chez elle dans la capitale birmane le jour du coup d’État. Assignés à résidence depuis le 1er février, ils sont tous deux jugés depuis juin pour une série d’infractions : ils sont notamment accusés de sédition, corruption et incitation aux troubles publics.

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Les deux anciens dirigeants ont plaidé non coupable lundi, ce qui signifie qu'il y aura une nouvelle série d'audiences au cours desquelles la défense aura la possibilité d'interroger des témoins.

Après de multiples reports de ces audiences, Aung San Suu Kyi témoignera pour la première fois le 26 octobre : si elle est reconnue coupable, elle encourt des dizaines d’années de prison.

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