Biomédicaments : la bataille des génériques

·1 min de lecture

C'est un petit séisme dans le monde des associations de patients soignés par des biomédicaments, ces grosses molécules administrées au moyen d'injections. Ces dernières années, les représentants des malades ont défendu "leurs" traitements originaux contre le diabète, les maladies rhumatologiques ou certains cancers. Ils se sont opposés à la volonté des pouvoirs publics d'accorder aux pharmaciens un droit de substitution par des "biosimilaires", après péremption des brevets industriels. Mais voilà que certaines lignes bougent : l'Association française de lutte antirhumatismale (Aflar) s'engage dans la défense de ces génériques des biomédicaments. En février, elle lancera sur Internet un observatoire national des biosimilaires afin, espère-t-elle, de faire naître un débat sur leur intérêt et leur place.

"En France, les biosimilaires ont eu des difficultés à s'insérer dans le paysage des traitements, souvent à cause d'un déficit d'information, constate Isabelle Alliot, vice-présidente de l'Aflar. Ils peuvent être bénéfiques pour les malades, notamment en enrichissant l'arsenal thérapeutique et les patients sont sensibles au fait que leur coût est moindre pour la société." La militante ne souhaite pas voir se jouer la saison deux de la bataille sur les génériques, qui, en 1999, avait conduit Bernard Kouchner, alors secrétaire d'État à la santé, à tordre le bras des médecins pour confier aux pharmaciens le soin d'imposer les copies moins chères. "L'idée est d'associer tous les a...


Lire la suite sur LeJDD