La biologie, une science « patriarcale » et « viriliste » ?

Par Jean-François Braunstein*, de l'Observatoire du Décolonialisme**
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Pour le philosophe Jean-François Braunstein, les discours qui entendent déconstruire le genre ne sont pas dénués de conséquences graves sur le monde réel. 
Pour le philosophe Jean-François Braunstein, les discours qui entendent déconstruire le genre ne sont pas dénués de conséquences graves sur le monde réel.

Le 3 janvier, lors de la session d'ouverture du nouveau Congrès américain, la prière traditionnelle s'est conclue sur un « A-women (A-femmes) » pour équilibrer un « A-men (A-hommes) » que le pasteur et élu démocrate ne trouvait sans doute pas assez inclusif? oubliant que « Amen » est un mot hébreu traditionnellement traduit par « Ainsi soit-il », et qui n'a rien à voir avec le genre. Le 4 janvier, le texte des « règles de la Chambre des représentants » a été réécrit en en supprimant les marques de genre. Depuis le 20 janvier, lorsqu'on veut écrire à la Maison-Blanche, il est possible de choisir entre un prénom masculin, féminin, neutre ou « autre ».

Il s'agit dans tous ces cas de satisfaire les revendications des militants pro-gender qui ont à c?ur d'effacer toute différence des sexes. Ces absurdités sont l'un des résultats les plus visibles d'une théorie du genre qui fait son chemin dans les universités américaines depuis une soixantaine d'années. Mais d'autres conséquences plus graves, en France aussi, ne prêtent pas à sourire.

« Gender Identity Clinic »

C'est en 1955 que le terme de « genre » fut pour la première fois utilisé pour désigner le sentiment que l'on a d'être un homme ou une femme, indépendamment de son sexe biologique. L'inventeur de cet usage est un psychologue, John Money, qui estime que le genre est culturel plus que biologique. En éduquant un garçon comme une fille, il devrait être possible de le transformer en fille : Money se fondera sur [...] Lire la suite