Bioéthique et PMA : pourquoi des représentants de cultes ont-ils pris part au débat à l'Assemblée nationale ?

Valentine Pasquesoone

Ils ont pris place dans la salle Lamartine de l'Assemblée nationale, face à une trentaine de députés prêts à recueillir, et interroger, leur regard sur la bioéthique. Jeudi 29 août, trois représentants des cultes juif, protestant et catholique ont été auditionnés pendant plus de deux heures par la commission spéciale chargée de l'examen du projet de loi relatif à la bioéthique. L'un après l'autre, ils se sont exprimés sur les points saillants du texte – notamment son premier article, l'ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) aux couples de femmes et aux femmes célibataires.

"Quand une femme fait le choix d'être avec une autre femme, elle s'empêche d'avoir un enfant avec quelqu'un", a défendu le grand rabbin de France, Haïm Korsia. Et Pierre d'Ornellas, de la Conférence des évêques de France, d'appuyer : "Lorsqu'il y a un dilemme entre le désir d'enfant d'une femme et la dignité de l'enfant, et son droit d'avoir un père et une mère, il faut aller de façon primordiale vers la protection du plus faible." A leurs côtés, le président de la Fédération protestante de France, François Clavairoly, a questionné la "fabrication d'enfants à la demande". "Je ne dis pas non [à l'ouverture de la PMA à toutes les femmes] mais je dis réticence donc vigilance", a-t-il souligné.

L'audition s'est déroulée "dans une atmosphère sereine, (...)

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