Bill Zysblat, le comptable providentiel qui gère la succession de David Bowie

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En 1997, David Bowie est tout fier de sa dernière métamorphose. "Maintenant, je suis un homme d’affaires!", rigole-t-il. L’artiste en costume croisé vient de titriser les droits d’auteur de son catalogue, c’est-à-dire de les transformer en titres boursiers, les "Bowie Bonds". La culbute lui a permis d’engranger dix ans de royalties en un claquement de doigts, soit 55 millions de dollars. Ce coup de génie, il le doit à un banquier d’affaires, David Pullman, mais surtout à son propre conseiller financier, Bill Zysblat.

Au côté des Rolling Stones depuis 1975, ce New-Yorkais de 69 ans aux faux airs de Brian Eno a été engagé en 1983 comme comptable sur le Serious Moonlight Tour, la tournée de tous les succès qui accompagne Let’s Dance, album vendu à plus de 15 millions d’exemplaires dans le monde. David Bowie, que les vipères commencent à surnommer "Avide Bowie", ne s’est jamais remis des escroqueries de son ancien manager, Tony Defries, qui percevait la moitié de ses revenus dans les années 1970.

Il gère la succession, comme il l’avait fait pour la famille Lennon

Bill Zysblat, qui crée la structure RZO en 1987, va déployer tout son talent pour réparer les erreurs du passé. En plus d’apprendre l’usage de l’e-mail à l’interprète de China Girl, il l’accompagne dans l’aventure Internet. En 1996, Bowie est ainsi le premier artiste majeur à vendre un single (Telling Lies) sur une plateforme numérique. Il lance aussi BowieNet, un fournisseur d’accès Internet...


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